8-mars : Georgette Vacher, derrière le drame qui a bouleversé la CGT, un combat toujours actuel
21 octobre, Lyon, une femme prépare sa mort. Depuis plusieurs semaines maintenant Georgette Vacher rédige, reprend et corrige. Elle laisse cinq lettres d’adieu et enregistre quatre cassettes audios. Elle a choisi la date : la veille du 29e congrès de l’Union départementale de la CGT du Rhône. Ce n’est pas un hasard, ce n’est pas non plus un geste insensé. C’est un acte politique, minutieusement construit, pour que sa parole survive, là où sa présence vient d'être écartée. Georgette Vacher s'est suicidée à 51 ans. Auparavant, elle aura été ouvrière spécialiste chez Calor, syndicaliste CGT, responsable du secteur féminin de l’Union départementale du Rhône. Organisatrice de plusieurs campagnes pour le 8 mars, elle a sillonné les usines, défendu les grévistes, porté la question des femmes au cœur d'organisations pas toujours prêtes à l’accueillir à l’époque. Elle a payé chacune de ses audaces, d’un peu plus d’isolement, d’un peu plus de mépris, jusqu’à l’exclusion définitive. C’est l’histoire, longtemps méconnue, d’une femme qui voulait changer les choses de l’intérieur dans les années 1980. Elle résonne avec des débats très actuels, aujourd’hui plus que jamais. Qui contraste avec la place que les femmes ont su se faire depuis dans le syndicalisme et à la CGT particulièrement, où elles comptent désormais pour la moitié des nouvelles adhésions. Georgette Vacher, celle qui montre le chemin parcouru, et celui qui reste à faire.
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Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
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