« Les retraités, oubliés des politiques de transport »
Une tarification réduite du coût des transports franciliens, c’est ce que les unions syndicales de retraités CGT d’Île-de-France réclament depuis 2009 au conseil régional. Le point avec François Collin, responsable de la commission transports des USR de la région.
Publié le 15 novembre 2016
Une tarification réduite du coût des transports franciliens, c’est ce que les unions syndicales de retraités CGT d’Île-de-France réclament depuis 2009 au conseil régional. Le point avec François Collin, responsable de la commission transports des USR de la région.
En quoi consiste la revendication de tarification spéciale dans les transports portés par les unions syndicales de retraités (USR) CGT d’Île-de-France ?
Les retraités ont manifesté le 29 septembre pour interpeller les pouvoirs publics sur la revalorisation des pensions.
Cela se justifie à plus d’un titre : d’abord, parce que les retraités subissent une baisse de leur revenu de 25 % à 40 % dès la cessation d’activité. Or, ils doivent pouvoir continuer à se déplacer en transport en commun sans être pénalisés financièrement du fait que leurs pensions ne cessent de diminuer.
Ensuite, parce que les retraités sont la seule catégorie de la population « oubliée » du système des transports francilien : il y a l’offre Imagine R pour les jeunes, la gratuité pour les chômeurs, le dézonage pour l’ensemble des Franciliens, etc. Seuls les retraités sont tenus à l’écart d’une tarification réduite, alors qu’ils contribuent activement et utilement au fonctionnement de la société, notamment comme bénévoles dans le domaine associatif. Tout comme les actifs, les retraités sont aussi des consommateurs qui participent au développement de l’économie – nos pensions représentent 250 à 300 milliards d’euros. Alors, ils doivent être considérés comme des citoyens à part entière, c’est aussi un enjeu de société.
Et puis, la création d’un tarif unique réduit pour les anciens combattants, les personnes à mobilité réduite et les retraités est un des engagements de campagne de la nouvelle présidente de la région, Valérie Pécresse.
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