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HÔPITAL

Mille cadres et médecins s’inquiètent du mode de financement des hôpitaux

17 janvier 2018 | Mise à jour le 17 janvier 2018
Par | Photo(s) : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Mille cadres et médecins s’inquiètent du mode de financement des hôpitaux

Les urgences de l’hôpital Nord, Marseille

Dans une tribune publiée mardi par Libération, un millier de médecins et de cadres hospitaliers et de la santé s'inquiètent du mode de financement des hôpitaux. Ils dénoncent une nouvelle cure de rigueur qui porte atteinte à la qualité des soins et pointent les limites du « toujours plus avec toujours moins ».

« Les hôpitaux sont condamnés à augmenter sans cesse leur activité tout en réduisant le nombre de leurs personnels » alertent les signataires de ce texte rédigé à l'initiative des professeurs André Grimaldi, Jean-Paul Vernant et le Dr Anne Gervais. « Ce toujours plus avec toujours moins entraîne une dégradation des conditions de travail, provoquant épuisement et démotivation des soignants et en conséquence, une baisse de la qualité des soins », protestent-ils en rappelant qu'avec 1,6 milliard d'euros d'économies à réaliser en 2018, le budget des hôpitaux n'augmentera que de 2 %, soit moitié moins que leurs charges.

Alors que la ministre de la Santé a indiqué son intention de revoir le mode de financement des hôpitaux qui repose sur la tarification à l'activité (T2A) ces cadres et médecins posent plusieurs conditions à « l'amélioration de la pertinence des soins ». Ils entendent, par exemple, limiter la tarification à l'activité « aux soins standardisés et programmés » et demandent une « stabilité des tarifs correspondant aux coûts réels ».

Il faut maintenant agir vite avant qu'il ne soit trop tard !

Les signataires de ce texte rappellent aussi que François Hollande, tout comme Emmanuel Macron avaient promis l'abandon du « tout-T2A » : « Il faut maintenant agir vite avant qu'il ne soit trop tard ! », s'impatientent les signataires qui réclament un Grenelle de l'hôpital rejoignant ainsi la proposition de deux intersyndicales de praticiens hospitaliers (Avenir hospitalier et CPH) qui jugent, elles aussi, la « situation de l'hôpital public de plus en plus explosive ».

Par ailleurs, et alors que se profile un mouvement de grève le 30 janvier dans les Ehpad (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) à l'appel d'une intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC), les urgentistes Patrick Pelloux, Christophe Prudhomme et l'interne en médecine Sabrina Ali Benali s'alarment de « l'insuffisance des effectifs et des moyens » dans ces établissements qui prennent en charge les personnes âgées dépendantes.

C'est peu dire que la colère gronde dans la santé comme en témoigne l'alerte lancée également par le syndicat CGT des personnels hospitaliers de Mâcon, Chalon-sur-Saône, Montceau-les-Mines, Sevrey et Paray-le-Monial. 

L'hôpital de Montceau-les-Mines affiche 4,8 millions d'euros de déficit, Chalon 4,5 millions, Paray-le-Monial 6,2 millions, Mâcon 5,5 millions d'euros ! « Le pire, c'est que même si on supprimait la dette, on commencerait l'année en déficit ! » déplorent les représentants syndicaux.