Vers une mobilisation XXL ?
Faire du 21 septembre un nouveau temps fort d’opposition aux ordonnances Macron et à la casse du Code du travail est le pari de l’intersyndicale (CGT, Solidaires, Sud et l’Unef).
Publié le 21 septembre 2017
Faire du 21 septembre un nouveau temps fort d’opposition aux ordonnances Macron et à la casse du Code du travail est le pari de l’intersyndicale (CGT, Solidaires, Sud et l’Unef).
Il remet ça ! Après sa phrase sur les « fainéants, les cyniques, les extrémistes » lancée à la veille de la manifestation du 12, Emmanuel Macron a donné un entretien à la chaîne américaine CNN, mardi 19 septembre. Il en a profité pour tancer à nouveau les « gens de rien » qui peuplent son pays. « Je crois dans la démocratie, mais la démocratie ce n’est pas la rue », a dit le président de la République, en anglais, of course. Faisant mine de ne pas connaitre les conditions (très) particulières de son élection, il a ajouté : « Si je respecte ceux qui manifestent, je respecte aussi les électeurs français, et ils ont voté pour le changement ». En clair, marchez si vous voulez moi je ne bougerai pas de mes positions idéologiques qui sont ultralibérales. Et ce alors que le lundi 18 septembre, le journal Libération faisait sa une sur ce chiffre éloquent : « 60 % des Français considèrent que les ordonnances réformant le Code du travail vont accroître la précarité des salariés et 68 % qu’elles favoriseront les licenciements », selon le baromètre Viavoice pour le quotidien.
C’est donc dans ce contexte tendu que se préparent de nombreuses mobilisations et déjà celle d’aujourd’hui, 21 septembre à la veille de l’adoption des ordonnances.
Le 21 donc, à l’appel de l’intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU, Unef) des manifestations sont prévues partout en France pour protester contre la casse sans précédent des droits des salariés. Si les directions de FO et de la CFDT jouent les timorés et refusent de s’afficher aux côtés de la CGT, une partie de leur base rue dans les brancards. À Force ouvrière, par exemple, quelque 52 UD et 8 fédérations seront de la partie le 21. Quant à la CFDT, sa fédération de la métallurgie veut que la direction confédérale prenne position en faveur d’un appel national à manifester. La CGC proteste, elle aussi, contre le projet d’ordonnances.
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