11 décembre 2019 | Mise à jour le 19 décembre 2019

Le Premier ministre, Édouard Philippe, livre les détails de la réforme des retraites du gouvernement devant le Conseil économique, social et environnemental le mercredi 11 décembre 2019.
Le Premier ministre a présenté ce 11 décembre au Conseil économique social et environnemental (Cese) les grandes lignes de son projet de contre-réforme des retraites, avec notamment un allongement de l'âge de départ en retraite à taux plein. Il confirme un projet de régression sociale et la mobilisation sociale s'amplifie.
Après plus de vingt réunions en deux ans et six jours de grève et de manifestations, Édouard Philippe avait annoncé qu'il révélerait « l'intégralité » du projet de loi gouvernementale réformant notre système de retraite solidaire pour le remplacer par un système par points.
Ce 11 décembre, au Conseil économique, social et environnemental, il n'a fait que redire ce qui avait déjà été annoncé malgré une contestation au plus haut.
Citer, comme il l'a fait, l'esprit et les valeurs du Conseil national de la Résistance relève, à la fois, au regard de son projet de réforme, de la démagogie et de la provocation ; car ce qu'il confirme, c'est bel et bien un projet de régression sociale où chacun devra travailler plus longtemps pour des pensions au montant aléatoire.
Le projet de loi sera « prêt à la fin de l'année », soumis au conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février. D'ici là, la mobilisation se poursuit, au point que la CFDT elle-même, pourtant favorable à un système par points, a dénoncé le plan gouvernemental et annoncé qu'une ligne rouge était franchie.
Travailler plus
Le Premier ministre a confirmé sa volonté de maintenir l'âge légal de départ en retraite à 62 ans, mais en créant un « âge d'équilibre » à 64 ans dès 2027, avec « un système de bonus-malus (…) qui incitera les Français à travailler plus longtemps ».
Ceux qui voudront prendre leur retraite à un âge raisonnable devront donc en payer le prix fort par une décote et des réductions de leurs pensions. Et ce, malgré le chômage qui frappe déjà les séniors ainsi que la précarité que subissent les jeunes arrivant sur le marché du travail.
Les plus jeunes trinqueront
Espérant diviser le mouvement et calmer la colère des moins jeunes,
