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Cette illustration présente des ouvriers au travail sous le règne de Louis-Philippe (1773-1850). De nombreux enfants travaillent également dans l’atelier, qui produit des textiles. Panneau scolaire des éditions Rossignol.
Lyon, 1831 et 1834 : les canuts, ces ouvriers de la puissante industrie de la soie, se révoltent pour obtenir des exploitants un « tarif » commun et obligatoire, leur permettant de sortir de la misère. Ces mobilisations sociales succèdent aux révolutions bourgeoises.
Un an avant la première révolte des canuts, les 27, 28 et 29 juillet 1830, lors des Trois Glorieuses, la bourgeoisie parisienne avait en effet fait appel au peuple pour protester contre les ordonnances de Charles X qui l'écartait du pouvoir politique : le roi venait de décider de quatre ordonnances, la première suspendant la liberté de la presse, la seconde dissolvant la Chambre des députés fraîchement élue, les collèges électoraux étant convoqués pour septembre par la quatrième, et la troisième excluant la patente du calcul du cens électoral (droit de vote en fonction d'un seuil d'imposition), ce qui écartait une partie de la bourgeoisie commerçante ou industrielle du droit de vote.
Le peuple de Paris n'avait alors pas hésité à dresser des barricades. À l'issue de cette insurrection, Louis-Philippe prenait le pouvoir. C'était le triomphe de la révolution bourgeoise, mais rien ne changeait alors dans les conditions de vie du peuple et notamment des ouvriers… Les révoltes des canuts vont commencer à changer la donne.
Lyon est alors le centre de la soie, l'industrie encore
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