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mobilisation

Grève chez Action : le ras-le-bol des soutiers du hard-discount

14 février 2024 | Mise à jour le 14 février 2024
Par | Photo(s) : Crédit photo : Lou Benoist / AFP.
Grève chez Action : le ras-le-bol des soutiers du hard-discount

Magasin Action, à Saint-Etienne-du-Rouvray, 30 juin 2023. Crédit photo : Lou Benoist / AFP.

Samedi 10 février 2024, une mobilisation sociale a touché une dizaine de magasins du hard-discounter Action. Cadences infernales, mépris de leur direction, ultra-polyvalence… Les salariés décrivent un quotidien de travail éreintant, fait d’humiliations et d’intimidations, pour un salaire de misère. 

Anthony* travaille comme employé polyvalent dans un magasin Action de la région Grand-Est depuis cinq ans. Payé au SMIC horaire pour un contrat de 30 heures par semaine, il tient la caisse, renseigne les clients, nettoie le magasin, met en rayon. Son travail est chronométré : il dispose, ainsi, d’un laps de temps serré pour vider les chariots et mettre les colis en rayon, avant d’enchaîner vers une autre tâche. Anthony parvient à composer avec la grande polyvalence que requiert son poste. Mais ce à quoi il ne se résout pas, c’est la brutalité avec laquelle les salariés sont traités au quotidien. « Pour n’avoir pas respecté le timing, j’ai vu des collègues se faire hurler dessus jusqu’à en pleurer. » Ces scènes, où un manager « crie ou hurle » sur un salarié, sont, selon lui, des faits récurrents au sein de l’enseigne. Ce qui l’interroge : « Comment se fait-il que des responsables de magasins différents, dans des régions différentes,


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