
Un rapport censuré de l’IGAS relance le débat
Selon un rapport censuré par la direction de l’IGAS, les 35 heures auraient permis de créer 350 000 emplois en quatre ans et seraient susceptibles d’avoir des effets... Lire la suite
Les faits. Le Medef vient de publier ses propositions prétendant créer « un million d'emplois » d'ici cinq ans. Parmi elles, la remise en cause de la limitation à 35 heures de la durée légale hebdomadaire du travail.
Le contexte. Le Medef, dans la droite ligne de son offensive contre les salariés et le Code du travail, vise en réalité la modération salariale et l'exonération des heures supplémentaires.
Les enjeux. La réduction du temps de travail sans diminution de salaire est au cœur d'une démarche de progrès social inscrite dans l'histoire des luttes et qu'il convient de défendre.
«Nous ne remettons pas en cause les 35 heures », a déclaré Pierre Gattaz lors de la présentation, le 24 septembre, des propositions du Medef, dont l'objectif annoncé est d'aboutir à la création d'un million d'emplois en cinq ans. Devant le tollé suscité une semaine auparavant par la révélation, par le journal Les Échos, des principales mesures préconisées – parmi lesquelles figure en bonne place la remise en cause du cadre légal des 35 heures –, le Medef a changé… de vocabulaire.
Désormais, il parle d'« en finir avec le principe d'une durée légale imposée à toutes les entreprises ». Et dans la foulée, pour « libérer des dynamiques de création d'emplois », il suggère d'augmenter la durée annuelle travaillée en supprimant des jours fériés. Comme il veut augmenter encore l'âge de départ en retraite.
Certes, le premier ministre Manuel Valls a mis en garde le Medef contre toute provocation et surenchère dans son discours de politique générale du 16 septembre. Il n'en reste pas moins qu'un réexamen de la loi des 35 heures est dans l'air du temps. Comme le confirment les propos provocateurs d'Emmanuel Macron. Une commission d'enquête « relative à l'impact sociétal, social, économique et financier de la réduction progressive du temps de travail » a d'ailleurs été créée en mai dernier. L'objectif est de « dégager des solutions partagées afin de mieux concilier bien-être au travail et performance économique », ont déclaré Philippe Vigier, président du groupe et Thierry Benoît, député UDI et auteur de la demande.
La CGT, auditionnée le 4 septembre dans le cadre de cette commission d'enquête, a réaffirmé quant à elle l'importance de la question
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