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LIBERTÉS SYNDICALES

À l’UL CGT de Foix, on se bat pour un toit

1 février 2019 | Mise à jour le 1 février 2019
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Depuis des années, l’Union locale de Foix subit les menaces d’expulsion de ses locaux syndicaux, propriétés de la mairie. En décembre dernier, le tribunal de grande instance, a ordonné à l'UL CGT de quitter ses locaux de la place Parmentier. Le but ? Les vendre à un promoteur immobilier pour en faire des logements. L’UL CGT bataille pour éviter une expulsion sans relogement digne de ce nom.

Le 1, rue Roger est l’adresse historique de l’UL CGT à Foix, en Ariège. Pour combien de temps encore ?
Depuis des années, le syndicat est pressé – c’est un euphémisme – par la mairie de quitter ses locaux, situé dans un bâtiment, propriété de la ville. Du côté de l’UL, le déménagement ne poserait pas problème… à condition que la ville reloge le syndicat dans des lieux appropriés.

Or, « en février 2015, la mairie de Foix entendait nous voir partir dans les six mois mais ne proposait comme solution qu’un petit bureau au 2ème étage de la Maison des associations » , explique Maryse Gomes, secrétaire générale de l’UL de Foix. Lors de cette réunion, et toujours selon la militante, le maire-adjoint de la ville accompagnait cette pseudo proposition « d'une réflexion particulièrement insultante : « Dépêchez-vous les bulldozers arrivent…!»

Un risque d’expulsion permanent

La tentative de trouver une solution de relogement ayant tourné cours, les élus municipaux ont recommencé les procédures judiciaires à l’encontre de la CGT, avec cette fois-ci une assignation de l’UL CGT en référé au TGI.  La demande d'expulsion, déboutée par le juge des référés, impose alors au maire une nouvelle négociation avec l’UL. Mais en présence d’un médiateur désigné. « Le socle de cette médiation devait être une convention de relogement loyal, transitoire et encadré, dans des conditions d'hébergement au moins équivalente » , se souvient Maryse Gomes.

De nouveau, la médiation n’aboutit pas : le maire refusant d’entendre les arguments des militants syndicaux. Et de nouveau,  l’édile de Foix, décidément féru de procédure, fait appel de la décision du TGI. Malgré le rejet de sa demande par la Cour d’appel de Toulouse, l’acharnement à déloger la CGT sans relogement continu. « Il a changé de stratégie, témoigne un militant syndical. Comprenant que ce qui posait problème était le relogement dans des locaux satisfaisants aux besoins d’une UL, le maire a fini par demander l’expulsion pure et simple » . Ou comment espérer se débarrasser d’un syndicat combatif…

La justice n’étant pas à une contradiction près, début décembre, le TGI prononce l'expulsion sans astreinte de l’UL. Pas de pénalité à payer donc mais par contre, une exécution provisoire de la décision est ordonnée, ce qui constitue une véritable épée de Damoclès sur les militants CGT. Face à ce risque, les militants s’organisent. Le 24 janvier 2019, l'UL a fait appel de la décision d'expulsion en demandant la levée de l'exécution provisoire.

Il était une fois, dans la ville de Foix… un maire qui pratiquait l’acharnement anti syndical et une petite UL qui fait de la résistance !