Arjowiggins : les salariés occupent trois usines menacées
Alors que le site Arjowinggins de Jouy-sur-Morin (77) est occupé jour et nuit depuis janvier 2019, les usines de Bessé-sur-Braye (72) et Bourray (72) sont à leur tour placées en liquidation judiciaire.
Publié le 2 avril 2019
Le tribunal de Commerce de Nanterre a décidé le 29 mars 2019 de placer les usines papetières Arjowiggins de Bessé-sur-Braye et de Bourray (Sarthe) en liquidation judiciaire. Avec l’usine de Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne) spécialisée dans les papiers sécurisés, c’est plus d’un millier d’emplois directs qui sont menacés. La CGT demande l’intervention de l’État.
« Nous pointons la responsabilité des choix opérés par l’État, la Banque Publique d’Investissement et de Monsieur Lebard, PDG de Sequana et président d’Arjowiggins » dénonce Nicolas Faucher, secrétaire de la Filpac CGT au vu de la situation dramatique dans laquelle se retrouvent aujourd’hui près d’un millier de salariés sur les sites de Jouy-sur-Morin (240 salariés), Bessé-sur-Braye (580 personnes) et Bourray (270 emplois). Pour le syndicaliste, la décision de liquider des sites rentables faute de repreneurs est purement scandaleuse : « Cette décision a été prise pour faire face à des besoins de liquidités issus d’une condamnation de Sequana par un tribunal Britannique ».
En quelques semaines, coup sur coup la liquidation judiciaire a été prononcée le 16 janvier 2019 pour Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne) et le 29 mars 2019 pour les deux sites Sarthois. Des bassins d’emplois entiers risquent d’être dévastés si aucun repreneur n’est mis sur les rails, ou si l’État n’intervient pas directement.
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