À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT

1Français sur 3 a subi une perte de revenu depuis le début de la crise sanitaire

1 octobre 2020 | Mise à jour le 15 octobre 2020
Par | Rédactrice en chef adjointe de la NVO
Publié ce 30 septembre, le dernier baromètre Ipsos pour le Secours populaire français indique une inquiétante montée de la pauvreté et de la précarité depuis le début de la crise sanitaire. Le smic ne permet plus d'échapper à la pauvreté.

Un Français sur trois a subi une perte de revenu depuis le début de la crise sanitaire. C'est ce que révèle la quatorzième édition du baromètre Ipsos réalisé pour le Secours populaire (SPF) Baromètre Ipsos/SPF 2020 : la précarité depuis la Covid-19 sur la perception de la pauvreté par les Françaises et les Français publié ce 30 septembre.

Le dernier baromètre Ipsos pour le Secours populaire français indique une inquiétante montée de la pauvreté et de la précarité depuis le début de la crise sanitaire

Il met en lumière l'impact de la crise sanitaire sur la précarité en France. Selon ce baromètre, un Français sur trois a subi une perte de revenus depuis le confinement. Si les dispositifs d'activité partielle ont servi d'amortisseurs, 43 % assurent avoir perdu une partie de leurs revenus et 16 % qualifient cette perte d'« importante ». Des chiffres plus lourds encore pour les ouvriers (un tiers d'entre eux) et les personnes au bas de l'échelle des revenus (moins de 1 200 euros nets par mois) (pour près d'un quart).

Un tiers des personnes interrogées ne parvient que difficilement à boucler ses fins de mois, 18 % se disent systématiquement à découvert, et le Smic ne permet plus d'échapper à la pauvreté.

Une alimentation restreinte

Un quart des personnes interrogées disent être contraintes de restreindre leurs repas, et 14 % ne pas manger à tous les repas. Des chiffres qui atteignent 46 % et de 38 % en bas de l'échelle des revenus. 40 % se restreignent sur la qualité de leur alimentation (64 % des plus pauvres), les jeunes et les femmes étant les catégories les plus touchées.

De ce point de vue, le SPF rappelle que de début mars à mi-avril, il a dû assurer en urgence l'alimentation de 1,3 million de personnes et accueilli 45 % de personnes de plus qu'en période habituelle.

Peur de la pauvreté

Selon le sondage, la peur de basculer dans la pauvreté est en hausse de trois points par rapport à 2019, près des deux tiers des Français ayant une personne proche en situation de pauvreté, « une situation qui ne s'améliore pas depuis au moins six ans », précise Ipsos.

81 % estiment que leurs enfants ont plus de risque de connaître la pauvreté.

Retard scolaire

Logements exigus, difficultés d'accès à internet (absence d'équipement ou d'abonnement)… : 44 % des parents d'enfants scolarisés pensent que leurs enfants ont pris du retard durant le confinement, un retard que 15 % estiment « irrattrapable ».

Solidarité

Cependant, le SPF a une raison de se réjouir : plus des deux tiers des personnes interrogées se disent prêtes à s'impliquer auprès des personnes confrontées à la pauvreté.