À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT
LIBERTÉS

Contre la loi Sécurité globale et les violences policières, défendre la liberté d’expression

1 décembre 2020 | Mise à jour le 1 décembre 2020
Par | Photo(s) : Bapoushoo
Contre la loi Sécurité globale et les violences policières, défendre la liberté d’expression

Organisée ce samedi 28 novembre à Paris, la marche a pu se tenir grâce à l'intervention de la justice qui a cassé la décision préfectorale interdisant la marche et la limitant à un rassemblement.

Contre la loi Sécurité globale et les violences policières, défendre la liberté d’expression

Organisée ce samedi 28 novembre à Paris, la marche a pu se tenir grâce à l'intervention de la justice qui a cassé la décision préfectorale interdisant la marche et la limitant à un rassemblement.

Ce samedi se sont tenus dans plusieurs villes de France des manifestations contre la proposition de loi Sécurité globale.

Pour dénoncer les violences policières qu’elle couvrirait et les atteintes aux libertés qui sont légion dans ce texte de loi à l’arrière-goût de surveillance généralisée, de multiples organisations de la société civile ont appelé à manifester.

Aussi bien sociétés de rédacteurs de journaux et magazines, associations de défense des libertés, associations de défense des droits humains ont rejoint un concert de critiques formulées aussi par des organisations gouvernementales.

Le comité des droits de l’Homme de l’ONU, la Commission européenne, entre autres, ont fait part de leur condamnation, de leurs réprobations de cette loi et de son contenu.

La macronie continue sa dysphorie permanente : un discours orwellien, la main sur le cœur, pour se prétendre plus progressiste que tous, et des actions concrètes, des choix politiques qui font le lit de l’extrême droite, reprenant jusqu’à ses arguments, ses motivations et obtenant ses voix.

De multiples organisations syndicales de journalistes, des sociétés de rédaction de journaux et de magazines, des associations de défense de la liberté d'expression, des associations de défense des droits humains avaient appelé à des marches partout en France pour dénoncer la proposition de loi Sécurité globale et les violences policières.

De multiples organisations syndicales de journalistes, des sociétés de rédaction de journaux et de magazines, des associations de défense de la liberté d'expression, des associations de défense des droits humains avaient appelé à des marches partout en France pour dénoncer la proposition de loi Sécurité globale et les violences policières.

L'article 24 de la loi sécurité globale est le plus décrié du texte, prévoyant l'interdiction du captage ou de la diffusion d'images de policiers sous peine d'amende et de prison. Ce choix liberticide de la part de la majorité et du gouvernement a été rapidement dénoncé par de multiples acteurs de la société civile.

L'article 24 de la loi sécurité globale est le plus décrié du texte, prévoyant l'interdiction du captage ou de la diffusion d'images de policiers sous peine d'amende et de prison. Ce choix liberticide de la part de la majorité et du gouvernement a été rapidement dénoncé par de multiples acteurs de la société civile.

Il n’y a pas qu'à Paris qu’on a manifesté contre la loi Sécurité globale. Ici à Rennes, les cortèges étaient constituées de particuliers, des associations de défense des droits de l'Homme et des cortèges de syndiqués.

Il n’y a pas qu'à Paris qu’on a manifesté contre la loi Sécurité globale. Ici à Rennes, les cortèges étaient constituées de particuliers, des associations de défense des droits de l'Homme et des cortèges de syndiqués.

De nombreuses affaires de violences policières, dont plusieurs sorties juste après la marche, impliquent des vidéos qui ont permis de démontrer l'invalidité des témoignages des forces de l'ordre et ont corroboré les versions des victimes

De nombreuses affaires de violences policières, dont plusieurs sorties juste après la marche, impliquent des vidéos qui ont permis de démontrer l'invalidité des témoignages des forces de l'ordre et ont corroboré les versions des victimes

Dans la lutte contre les violences policières, la question du racisme structurel de l'institution reste encore largement refusée par la majorité et de nombreux acteurs. Pourtant, les faits et les affaires qui sont traités par la justice et divers organismes (tels que le Défenseur des droits) démontrent un problème systémique.

Dans la lutte contre les violences policières, la question du racisme structurel de l'institution reste encore largement refusée par la majorité et de nombreux acteurs. Pourtant, les faits et les affaires qui sont traités par la justice et divers organismes (tels que le Défenseur des droits) démontrent un problème systémique.

En plus des articles prévoyant l'interdiction de filmer des policiers, des possibilités de filmer et récupérer en direct dans des manifestations, avec analyse vidéo et reconnaissance faciale sont prévues par la loi, pour utiliser notamment des drones dans des opérations de maintien de l'ordre. La crainte est fondée d'un fichage massif à grande échelle.

En plus des articles prévoyant l'interdiction de filmer des policiers, des possibilités de filmer et récupérer en direct dans des manifestations, avec analyse vidéo et reconnaissance faciale sont prévues par la loi, pour utiliser notamment des drones dans des opérations de maintien de l'ordre. La crainte est fondée d'un fichage massif à grande échelle.

Preuve de l'attaque incroyable que représente la loi sécurité globale contre la liberté de la presse, la mixité et la variété des rédactions engagées dans la marche des libertés de ce samedi, de Mediapart à Paris Match, des rédactions de M6 et autres télés à celle du Figaro…

Preuve de l'attaque incroyable que représente la loi sécurité globale contre la liberté de la presse, la mixité et la variété des rédactions engagées dans la marche des libertés de ce samedi, de Mediapart à Paris Match, des rédactions de M6 et autres télés à celle du Figaro…

Initialement annoncée comme une marche, la préfecture de police l’avait bloqué, en limitant la manifestation à un rassemblement statique, place de la République à Paris, en contradiction avec les règles sanitaires…
Un recours porté par le SNJ-CGT devant le tribunal administratif a eu raison de cette décision inepte et a permis à la marche d'avoir lieu.

Initialement annoncée comme une marche, la préfecture de police l’avait bloqué, en limitant la manifestation à un rassemblement statique, place de la République à Paris, en contradiction avec les règles sanitaires… Un recours porté par le SNJ-CGT devant le tribunal administratif a eu raison de cette décision inepte et a permis à la marche d'avoir lieu.

Rassemblement pour la Liberté de la Presse et contre la Loi Sécurité Globale, Trocadéro, Place des Droits de l'Homme, Paris novembre 2020

Rassemblement pour la Liberté de la Presse et contre la Loi Sécurité Globale, Trocadéro, Place des Droits de l'Homme, Paris novembre 2020