État d'urgence : ne pas céder

C'est, notamment, la déchéance de nationalité de citoyens binationaux nés Français qui provoque l'indignation. Cette disposition, vieille revendication de l'extrême droite, risque de créer une sous-catégorie de citoyens ; elle constitue « une infamie que la CGT dénonce et combattra avec force ».
Par ailleurs, « en jouant sur l'émotion et la peur, le gouvernement espère constitutionnaliser l'état d'urgence qui permet d'octroyer plus de pouvoir à la police, aux services des renseignements, à l'administration, ceci au détriment de l'autorité judiciaire », a protesté la CGT qui s'est associée à une pétition et un appel unitaire intitulé « Nous ne céderons pas ! » signé par 98 associations et 16 syndicats dont la FSU et Solidaires.