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PRESSE

Appel à une grève de 12 heures à l'AFP contre un plan de 95 suppressions de postes

26 mars 2019 | Mise à jour le 26 mars 2019
Par et
Les salariés de l’Agence France-Presse ont approuvé mardi 26 mars lors d’une assemblée générale un appel à un arrêt de travail de 12 heures, qui doit s’appliquer à partir de 14H00, pour pousser la direction à revoir son plan de suppression de 95 postes nets sur cinq ans.

Cette grève de 12 heures, qui devrait fortement perturber les services de l’AFP, a été proposée par l’intersyndicale en amont d’une réunion avec la direction mardi après-midi 26 mars , consacrée au plan présenté l’an dernier par Fabrice Fries, PDG de l’agence qui prévoit de supprimer 95 postes en cinq ans.
Selon la direction, l’objectif de ce plan est de diminuer les dépenses globales de l’AFP de 19 millions d’euros d’ici à 2023, dont 14 millions au niveau des charges de personnel, afin de ramener ses comptes à l’équilibre.
Mais les syndicats, qui avaient déjà obtenu en janvier une réduction de l’ampleur des suppressions de postes envisagées par la direction (au départ chiffrées à 125 postes nets, avec 30 créations de poste en parallèle), rejettent toujours ce « plan de sauvegarde de l'emploi » ou « plan social ».
« Il faut que la direction retire ce plan et fasse un nouveau PSE » , a expliqué Philippe Faye, de la CGT, dénonçant notamment la surcharge de travail qu’il entraînerait pour le personnel.
« Fabrice Fries va rester comme le PDG qui aura entraîné la destruction de plusieurs dizaines de postes de journalistes, ce qui est un fait inédit dans l’histoire de l’Agence » , a renchéri Benoît Fauchet du SNJ, évoquant un plan « incohérent et dangereux » .
Pierre Didierjean (FO) a dénoncé une démarche qui pourrait conduire à terme, selon lui, à transformer le statut de l’AFP et in fine à la privatiser, tandis que Frédéric Jeammes, de SUD-AFP, a appelé à s’opposer à un plan qui « vise à créer un précédent, et à marquer les esprits » , pour mieux faire passer d’autres restructurations à l’avenir.
« Nous sommes tous sur la même longueur d’ondes, il est urgent de freiner ce plan » , a conclu Joëlle Garrus, de la CFDT.