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Transport aérien

Mobilisation des salariés Hop! en colère devant le siège de la compagnie à Nantes

31 juillet 2020 | Mise à jour le 31 juillet 2020
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Quelque 300 personnes ont manifesté jeudi matin à Nantes devant le siège de la compagnie Hop!, filiale régionale d’Air France, pour dire non aux suppressions d'emplois et à la « mort de la compagnie« , a constaté une journaliste de l’AFP.

Ce premier « rassemblement national » a réuni entre 220 personnes, selon la police, et 300 selon la CGT, venues de toute la France, et notamment de Morlaix et Lille, où les sites sont menacés.

Rassemblés à partir de 08H00 devant le siège de Hop!, plusieurs d’entre eux ont invectivé le président de la compagnie Pierre-Olivier Bandet à son arrivée au siège, situé à proximité de l’aéroport de Nantes-Atlantique, dans la commune de Bouguenais.

Devant le siège, ils ont installé des pancartes, un cercueil avec une croix pour symboliser « la mort de la compagnie » et ont démonté, à l’aide d’une masse, le grand panneau métallique portant le logo Hop!, qui signale le siège de la compagnie. Ils ont ensuite brûlé le panneau sous les applaudissements des manifestants.

« No hope for Hop! »  , « Hold-up organisé sur les vols de province » , « L'État français fossoyeur de l’aérien » , pouvait-on lire sur les pancartes. La manifestation s'est dispersée vers midi mais plusieurs dizaines de salariés on pu échanger avec la direction pendant plus d’une heure en début d’après-midi.

Avant un CSE (comité social et économique) extraordinaire prévu vendredi, lors duquel la direction doit détailler les chiffres des suppressions envisagées, Étienne Guenat, délégué syndical CFDT, a expliqué s’attendre à « un bras de fer sur le nombre de postes supprimés qu’on conteste« .

« On va passer de 2.420 équivalent temps plein en mai 2020 à 1.401 à l’horizon 2023 » , a expliqué le président de Hop!, Pierre-Olivier Bandet, lors d’un point presse dans l’après-midi.

« Notre objectif, c’est de trouver un maximum de solutions sur la base du volontariat (…) on se donne deux ans pour ça. Après, si à la fin de ce processus on reste dans une situation de sureffectif, on n’exclut pas des départs contraints à l’horizon 2023 » , a-t-il ajouté.

Le CSE va permettre « d’initier une procédure de PDV-PSE (plan de départs volontaires – plan de sauvegarde de l'emploi, ndlr) » puis, à compter de vendredi, « on a quatre mois pour négocier avec les organisations professionnelles sur le contenu de ce PDV-PSE et on vise une première vague de volontariat au début 2021 » , a précisé M. Bandet.