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JUSTICE

Violences sexuelles chez les pompiers : la CGT veut la fin de l'omerta et soutient "Julie"

19 février 2021 | Mise à jour le 19 février 2021
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La CGT a appelé jeudi à la fin de l'omerta et de l'impunité dans les affaires de sexisme et violences sexuelles chez les pompiers, et apporté son soutien à « Julie » qui accuse plusieurs d'entre eux de l'avoir violée lorsqu'elle était adolescente.

Cette jeune fille du Val-de-Marne demande depuis plusieurs années à la justice que ses agresseurs présumés, dont trois pompiers poursuivis pour « atteintes sexuelles » alors qu'elle était âgée de 13 à 15 ans, soient jugés pour viol. Elle a saisi la Cour de cassation qui rendra son arrêt le 17 mars.

Sa famille accuse au total une vingtaine de pompiers de viols, certains en réunion, et estime que la justice minimise largement les faits.

« Dans des affaires récentes », dont celle de « Julie », « certains sapeurs-pompiers ont abusé de l'image positive et de la confiance dont nous bénéficions à juste titre dans l'opinion publique », écrit dans un communiqué le SDIS-CGT, deuxième syndicat chez les pompiers professionnels.

Communiqué de presse: pas de violeurs chez les pompiers le17 février 2021

« Nous exigeons que l'administration sorte de l'inertie intolérable qui bénéficie toujours aux agresseurs » dans cette « corporation majoritairement masculine », ajoute-t-il, en soulignant que « la parole des victimes doit être entendue » et « n'a pas à être tue, ostracisée, disqualifiée, dévalorisée, moquée, minimisée ». De ce point de vue, poursuit-il, « nous, nous croyons au témoignage de Julie ».

D'autres affaires de sexisme et violences sexuelles impliquant des pompiers ont émergé ces dernières années dans plusieurs régions, et « n'ont que trop rarement donné lieu à des plaintes, à des procès et à des condamnations », regrette le syndicat.

Les « comportements criminels ou sexistes ne concernent que certains » des quelque 250 000 pompiers de France (militaires, professionnels ou volontaires), mais ils ont trop souvent tendance à être ignorés, minimisés, voire dissimulés, estime le SDIS-CGT, qui réclame « une indispensable prise de conscience » de la profession sur la gravité de certains faits, et l'appelle à « favoriser le travail de la justice » dans ces affaires.

La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP, 8 500 pompiers militaires), qui intervient à Paris et dans la petite couronne, est visée par plusieurs enquêtes judiciaires portant sur des faits de viol, d'agressions sexuelles et harcèlement sexuel, dont celle de « Julie ».

Interrogée par l'AFP, elle a mis en avant sa « tolérance zéro » et souligné que les quelques pompiers reconnus coupables dans ces affaires étaient à chaque fois « très lourdement sanctionnés » et quittaient alors la brigade.