François Caspary: «Militer, c’est un engagement au quotidien»
François Caspary est éducateur spécialisé à l’Anras, à Albi, dans le Tarn. À 58 ans, ce Meusien peine à donner une définition du militantisme. Parce que son engagement, c’est celui d’une vie, la sienne.
Publié le 27 mars 2015
François Caspary est éducateur spécialisé à l’Anras, à Albi, dans le Tarn. À 58 ans, ce Meusien peine à donner une définition du militantisme. Parce que son engagement, c’est celui d’une vie, la sienne.
Accusé, levez-vous… François Caspary, aux côtés de deux autres délégués syndicaux centraux de l’Association nationale de recherche et d’action solidaire (Anras), répondait récemment à cette injonction pour propos insultants et outrageants à l’encontre de l’ancienne directrice générale de la structure: «Pas facile de se retrouver sur le banc des accusés, en correctionnel de surcroît, mais j’étais confiant, déclare celui qui dénonce depuis longtemps la stratégie et le management de son employeur. Les propos incriminés étaient des revendications exprimées dans un tract intersyndical publié en juin 2013, en plein conflit social.
Je les assume. Ni insultants ni outrageants, ils constituaient une réponse à une situation et à un projet que nous refusons. La justice nous a d’ailleurs donné raison en prononçant la relaxe le 19 janvier.» Le ton reste calme et déterminé dans la bouche du militant qui, gamin, usait ses fonds de culotte à Longwy, au pied des hauts-fourneaux que fréquentaient son grand-père et son père jusqu’à leur extinction en 1987. «La CGT était également très implantée, et j’ai vécu au plus près le combat contre la fermeture. Cette histoire marque inconsciemment mon parcours: l’humanisme, la solidarité et la fraternité qui s’exprimaient au quotidien renforcent ma détermination, nourrissent mon engagement. Elles alimentent aussi mon militantisme.»
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