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École

Grève dans l'éducation nationale

2 février 2024 | Mise à jour le 2 février 2024
Par | Photo(s) : Bapoushoo
Grève dans l'éducation nationale

bapoushoo

Répondant à l'appel des syndicats FSU, Unsa-Éducation, SGEN CFDT, CGT Éducation, SUD éducation et FO, enseignants et personnels de l'éducation nationale se sont mis en grève jeudi 1 février. Ils revendiquent une augmentation de leurs salaires, la fin des suppressions de postes et la fin des réformes à marche forcée. Une colère ravivée par les propos polémiques de la toute nouvelle ministre de l'éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra.

« On ne fait qu'annoncer des suppressions de postes à chaque rentrée, alors que c'est la dernière chose à faire ! », s'exaspère Myriam, professeure d'espagnol au collège Romain-Rolland (92). À Paris et partout en France, enseignants et personnels de l'éducation Nationale se sont mobilisés ce jeudi 1 février. Les principaux syndicats enseignants dont la FSU, Unsa-Éducation, SGEN CFDT, CGT Éducation, SUD éducation et FO, ont appelé à la grève unitaire pour revendiquer une hausse des salaires, une amélioration radicale des conditions de travail et dénoncer les annonces du gouvernement en complet décalage avec leurs attentes.

Oudéa-Castéra, médaille d'or du mépris

Dans le cortège parisien, les slogans à l'encontre de la ministre de l'éducation nationale Amélie Oudéa-Castéra, ne manquent pas. « Oudéa-Castéra casse-toi », « Oudéa, médaille d'or du mépris » pouvait on lire sur de nombreuses pancartes. « Les propos fallacieux de la ministre de l'Education nationale envers l'école publique ont suscité une colère légitime chez les enseignants. Nous avons une ministre hors-sol qui méprise l'école publique alors qu'elle devrait la défendre ! » s'insurge Isabelle Vuillet, co-secrétaire de la CGT Educ'action. Embourbée dans une polémique sur scolarisation de ses enfants dans le privé et son mensonge sur « les paquets d'heures non sérieusement remplacées dans le public », la ministre de l'éducation nationale est d'ores et déjà considérée comme « incompétente » par de nombreux enseignants de l'école publique. Par ailleurs, les professeurs du 2nd degré entendent aussi dénoncer la réforme du « choc des savoirs ».

Situation dégradée

C'est la mesure des « groupes de niveau » qui est remise en cause. Une modalité qui prévoit de mettre les élèves les plus « faibles » entre eux pour les mathématiques et le français dès la 6ème. Syndicats, enseignants et même chercheurs y voient une accentuation des inégalités scolaires et un « tri social ».

La situation de l'école publique en France ne cesse de se dégrader. Parmi les 22 pays de l’Union européenne, c’est en France que les classes sont les plus chargées. Au collège, on compte  ainsi en moyenne 26 élèves par classe. En tenant compte de l’inflation, le salaire des professeurs agrégés a baissé de 12% entre 2011 et 2019, celui des professeurs certifiés de 10% et celui des professeurs des écoles a stagné , détaille l'Insee dans son bilan social de l’éducation nationale . Concernant la mobilisation, la CGT Educ'action se félicite de la participation de « 40% d'enseignant∙es gré-vistes dans le premier degré, près de 50% dans les collèges et lycées, 40% dans les lycées professionnels, 65% des écoles parisiennes fermées. » Le ministère de l'Éducation nationale annonce de son côté 20,26 % de participation.