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LIBERTÉS SYNDICALES

Le secrétaire de la CGT de Seine-Saint-Denis placé en garde à vue pour outrage

4 avril 2024 | Mise à jour le 4 avril 2024
Par | Photo(s) : DR
Le secrétaire de la CGT de Seine-Saint-Denis placé en garde à vue pour outrage

Dans le contexte de l'inauguration du stade nautique de Saint-Denis par le président Emmanuel Macron, ce jeudi 4 avril, la CGT organisait une mobilisation pacifique visant à réclamer un plan d'urgence pour le département hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) 2024. Un outrage, pour les forces de police qui ont arrêté le responsable départemental de la CGT, Kamel Brahmi.

« C'est dur de se faire nasser sous la pluie ». Tels auraient été les propos outrageux tenus par le secrétaire général de la CGT de Seine-Saint-Denis, Kamel Brahmi, qui lui ont valu d'être arrêté par les forces de police et placé en garde à vue pour « outrage » au commissariat de Saint-Denis (93). Hôte des JOP 2024, le département accueillait ce matin, 4 avril, la visite du président de la République Emmanuel Macron, venu inaugurer la piscine olympique. Une occasion idoine, pour les forces militantes du département de se faire entendre par le chef de l'Etat et de lui réclamer un « Plan d'urgence 93 », promis depuis des lustres mais jamais mis en œuvre. Enseignants, personnels de l'éducation nationale, associations de parents d'élèves, élus locaux, habitants et militants s'étaient donné rendez-vous à Saint-Denis, à l'appel de la CGT 93 qui organisait une manifestation pacifique. A l'issue de ce rassemblement, les forces de l'ordre ont encerclé les manifestants qui, selon plusieurs témoins, n'ont opposé aucune résistance. Sauf à considérer que le constat oral « C'est dur de se faire nasser sous la pluie » prononcé par Kamel Brahmi puisse constituer un outrageux délit de provocation.

Immédiatement alertée de cette arrestation abusive, qu'elles considèrent comme une énième tentative de réprimer les libertés syndicales en les criminalisant sans cause réelle et sérieuse, diverses organisations CGT (Urif, Educ'Action, Ferc) ainsi que la direction confédérale de la CGT organisaient un rassemblement dès 12h30 devant le commissariat pour exiger la libération de Kamel.