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Europe

Les jeunes malmenés

25 août 2016 | Mise à jour le 9 février 2017
Par | Photo(s) : Paul White/Sipa
Les jeunes malmenés

Chômage massif, absences de perspectives économiques et sociales… les jeunes européens sont malmenés par la crise et sa gestion et le disent. Retour sur quelques chiffres clés.

Selon les dernières données officielles de l'Union européenne, 4,287 millions de jeunes de moins de 25 ans y étaient au chômage en mars 2016 (dont 2,936 millions dans la zone euro), soit 19,1 %.

JEUNES, ET PRIVÉS D'EMPLOI

Un taux alarmant, même s'il varie d'un pays à l'autre. Parmi les pays les plus touchés : la Grèce, où le taux de chômage des jeunes atteint 51,9% en janvier, l'Espagne (45,5%), la Croatie (39%) et l'Italie (36,7%). La France se situe dans la moyenne haute puisque près d’un jeune de moins de 25 ans sur quatre (24%) était sans emploi en mars dernier.

SENTIMENT D'EXCLUSION

Dans un tel contexte, il n'est guère étonnant que plus de la moitié des jeunes Européens de 16 à 30 ans estiment que la jeunesse de leur pays a été « exclue de la vie économique et sociale » du fait de la crise. C'est en tout cas ce que révèle le dernier sondage Eurobaromètre réalisé ce printemps à la demande du Parlement européen et publié fin mai, à l’occasion du Forum européen de la jeunesse organisé à Strasbourg.

Sur l’ensemble des 28 pays alors membres de l’UE, c'est le cas de 57% des jeunes interrogés ; et dans 20 pays cette opinion est majoritaire. Ces chiffres varient en fonction de l'âpreté de la crise imposée. Ainsi 93% des jeunes Grecs, 86% des Portugais, 79% des Espagnols et 78% des Italiens considèrent que la jeunesse de leur pays est marginalisée économiquement.

C'est beaucoup moins le cas en Allemagne (27%), notamment du fait des dispositifs de formation pour les jeunes.

EN FRANCE, RENDEZ-VOUS LE 15 SEPTEMBRE

En France, la jeunesse n'est guère dupe sur son sort : 66% des jeunes ont cette opinion. Cela contribue à expliquer le fort engagement des syndicats et associations de jeunes, et de la jeunesse, dans les mobilisations pour le retrait du projet de loi « travail ».

Déjà soumis aux stages sous-rémunérés, aux contrats d'intérim à répétition et à l'insécurité lors de l'entrée sur le marché du travail, les jeunes ne veulent pas, en plus, faire les frais des emplois jetables et d'un dumping social généralisé. Aussi ont-ils, eux aussi, rendez-vous dans la rue le 15 septembre pour exiger le retrait de la loi…

 

Les taux de chômage des jeunes en Union européenne (Toute l'Europe.eu)