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INDUSTRIE

Les syndicats de GE Belfort se mobilisent pour l’avenir des turbines à gaz

21 mai 2019 | Mise à jour le 22 mai 2019
Par | Photo(s) : Sébastien Bozon / AFP
Les syndicats de GE Belfort se mobilisent pour l’avenir des turbines à gaz

500 salariés de General Electric Belfort ont débrayé ce 21 mai 2019 pour accompagner la sortie de la gigantesque turbine à gaz 9HA, témoin de leur savoir-faire. Pour l'intersyndicale, l'avenir passe par des investissements. Elle craint cependant un coup fourré sur l'emploi au lendemain des élections européennes.
« La presse colporte de nombreuses rumeurs. Il serait question d'une restructuration qui affecterait 800 emplois sur les 1800 emplois qui constituent les effectifs de la partie turbines à gaz de GE. En revanche, les représentants du personnel n'ont eu droit à aucune information à ce sujet au niveau du comité de groupe européen. Nous sommes donc inquiets car cela pourrait affecter non seulement la partie gaz, mais aussi tout le secteur power de GE », s'insurge Karim Matoug, délégué CGT de General Electric Belfort. Au-delà du site de Belfort et de la branche gaz, la CGT signale aussi des menaces dans la branche « renouvelable » et sur différents sites de GE : Grid à Villeurbanne, Nantes – déjà touché par des réductions d’effectifs – ou encore Saint-Nazaire.

Des investissements et des pistes

Bien qu'affecté conjoncturellement par une baisse de charge de 16%, la production du site belfortain ne saurait être remis en cause dans la durée. Les syndicalistes affirment en effet que les turbines à gaz ont un rôle essentiel à jouer dans le mix énergétique qui doit nécessairement accompagner la transition énergétique avec le renouvelable. Dans ce domaine, des fonds européens pourraient être mobilisés afin d'améliorer et de diversifier les productions actuelles. L'avenir de GE Belfort passe en effet par des investissements. Et dans l'immédiat la CGT plaide pour un moratoire sur les fermetures de sites.

Les syndicats veulent rencontrer Emmanuel Macron

À Belfort, ce 21 mai 2019, quelque 500 salariés ont donc répondu à l'appel de leurs syndicats CGT, CFE-CGC et Sud Solidaires, et suivi le convoi transportant la dernière et très volumineuse turbine à gaz 9HA, sortie de l'usine sur près d'un kilomètre. C'est la fierté des salariés. Dans le monde, il n'existe que deux usines capables de produire des turbines à gaz dans leur intégralité; celle de Belfort et celle de l'usine GE de Greenville aux États-Unis. La crainte d'un transfert des savoir-faire et des productions vers les États-Unis est dans tous les esprits. « M. Hugh Bailey affirme que ce risque est écarté », rapporte Karim Matoug, non sans exprimer quelques doutes sur l'effectivité de ces déclarations. En effet, récemment nommé à la tête de GE France, M. Bailey est aussi un ancien conseiller d'Emmanuel Macron. Pour l'intersyndicale, c'est donc à ce niveau qu'il faut se référer : « On nous indique que M. Macron suivrait de près ce dossier qu'il connaît très bien. C'est pourquoi nous demandons à le rencontrer. »

https://www.nvo.fr/leurope-nest-pas-un-supermarche/

https://www.nvo.fr/tag/demantelement-alstom/