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TRAVAIL

« On arrête les mythos » : le satisfecit de Sophie Binet après le rétropédalage de l'exécutif sur le travail le 1er-Mai

14 avril 2026 | Mise à jour le 14 avril 2026
Par | Photo(s) : Ludovic Marin / AFP
« On arrête les mythos » : le satisfecit de Sophie Binet après le rétropédalage de l'exécutif sur le travail le 1er-Mai

Sophie Binet le 13 avril 2026.

Le gouvernement a annoncé lundi 13 avril dans la soirée, à l’issue d’une réunion avec les syndicats, qu’il renonçait pour l’heure à une extension du travail le 1er-Mai, repoussant la réflexion à l’année 2027. Un report aux airs d’enterrement de première classe. Dans la foulée de la décision, Sophie Binet a pris la parole devant la presse.

Les victoires syndicales sont bonnes comme le bon pain. Et l’annonce gouvernementale, après la réunion avec l’intersyndicale lundi 13 avril au ministère du Travail, de ne pas légiférer sur une extension du travail le 1er mai cette année en est une. Un succès que viennent à peine tempérer l’horizon d’un retour du sujet autour du printemps 2027, l’évocation de « dérogations » par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, et la volonté affichée par le Premier ministre Sébastien Lecornu de formuler des propositions « de court et moyen termes » pour les commerces de proximité. D’ailleurs, les partisans du texte de loi ne s’y sont pas trompés, encaissant la défaite. « Il faudra revenir sur les causes profondes de l'absurdité politique et technocratique de cette situation, et sur ce que ce débat dit des blocages qui entravent notre pays », a tempêté sur X l’ex-chef du gouvernement Gabriel Attal, qui portait le texte.

« Jamais une journée comme les autres »

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a quant à elle livré son satisfecit devant les journalistes lors d’une conférence de presse tenue dans la foulée de ce report. « Nous nous félicitons qu’on ait enfin quitté le monde des mythos de Gabriel Attal pour revenir à la raison », a-t-elle d’abord taclé. « Nous sommes extrêmement choqués que Gabriel Attal ait été prêt à fracturer le pays en s’alliant avec la droite et l’extrême droite au moment où les guerres se multiplient dans le monde, on est confronté à un choc pétrolier encore plus violent qu’en 1973 et où des millions de travailleurs et de travailleuses n’arrivent pas à remplir leur frigo et encore moins leur réservoir d’essence et où les licenciements se multiplient », a-t-elle plus tard développé.

Sophie Binet est par ailleurs revenue sur le fond de la proposition de loi, le temps d’une anaphore aux airs de recadrage : « Non, cette loi n’était pas faite pour les artisans mais pour les grands groupes. Non, cette loi ne se limitait pas aux fleuristes et aux boulangers mais aurait permis d’ouvrir tous azimuts, y compris dans des endroits qui n’ont même pas le droit de travailler le dimanche. Non, cette loi ne garantissait ni le volontariat ni le doublement de la rémunération ».

« Le 1er-mai n’est pas et ne sera jamais une journée « à fort potentiel commercial » comme le disent les macronistes. Tout n’est pas à vendre et certainement pas le 1er-Mai », a-t-elle encore averti, concluant : « Les passages en force c’est terminé » .