- sensibiliser les salariés au fléau de la précarisation du CDI par le recours abusif à l’intérim ;
- accroître la prise de conscience de la réalité de ce salariat ultra-flexible, victime d’inégalités de traitement et de conditions de travail souvent intenables, privé des principaux droits et primes conventionnelles d’entreprise et soumis à des horaires atypiques ;
- Créer un élan de solidarité entre salariés en CDI et intérimaires pour aboutir à des luttes convergentes contre la précarisation rampante de l’emploi qui partout tend à s’imposer en norme ;
- Porter au sein des entreprises qui utilisent les intérimaires des revendications spécifiques à cette catégorie salariale pour faire barrage aux stratégies patronales de flexi-précarisation outrancière de l’emploi ;
Pour les « journées rouges de l’intérim », la solidarité s’organise à la Fnac Logistique Essonne
La mobilisation de la CGT pour l’amélioration des conditions d’emploi et de travail des intérimaires a marqué un nouveau temps fort, mercredi 27 février, en Essonne, sur les deux entrepôts logistiques de Fnac.com à Wissous et Massy.
Publié le 1 mars 2019
Pour l’acte IV de sa campagne « Les journées rouges des intérimaires en colère », la CGT de l’Intérim a ciblé Fnac Logistique Essonne, un temple de la flexi-précarisation et du recours forcené au salariat intérimaire.
C’est une plate-forme logistique qui turbine non-stop pour assurer les livraisons en 24 h ou le jour de la commande passée sur le site Fnac.com. Répartis sur deux sites et sur deux communes limitrophes, Massy et Wissous, ces entrepôts concentrent un effectif de 750 salariés en contrat CDI, auxquels s’ajoutent 350 intérimaires permanents en basse saison, volant multiplié par trois en saison haute (de novembre à fin janvier). Ce qui porte l’effectif total à plus de 2 200 salariés durant la période de pic d’activité et à plus de 1 000 le reste de l’année.
Dans les deux cas, la proportion d’intérimaires, explosive au regard de l’effectif en CDI, est d’autant plus préoccupante qu’elle tend à devenir la norme, comme l’a parfaitement pressenti cet intérimaire en déclarant qu’« ici, un salarié en CDI est un intérimaire potentiel qui s’ignore ». Ce risque de basculement progressif de la norme du CDI vers la norme du contrat précaire est au cœur de la campagne de sensibilisation et de lutte contre la précarisation du salariat. Lancée par la CGT Interim début février, l’opération vise plusieurs objectifs :
Encadré « Cahier revendicatif CGT Intérim — Salaire minimum à 1800 euros bruts
– Prime exceptionnelle de fin d’année de 1200 euros nets
– Des contrats de longue durée et fin des contrats à la semaine
– Dotation de tenues de travail et équipements de sécurité
– Embauche immédiate de tous les intérimaires qui le souhaitent sur les postes vacants
– Égalité intégrale de traitement et versement du 13e mois et de toutes les primes de la convention de l’entreprise, y compris l’intéressement
– Revalorisation des indemnités de fin de mission
– Amélioration des conditions de travail et de sécurité
– Une prime de transport de 150 euros par mois
– Prise en compte de l’ancienneté et des qualifications
– Salaire de remplacement intégral par l’assurance chômage en période d’intermission
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