25 mars 2026 | Mise à jour le 25 mars 2026
Le ministère de l’Intérieur a publié ce mercredi 25 mars un communiqué établissant les chiffres officiels des atteintes à caractère raciste, xénophobe ou commises en raison de l’appartenance religieuse au titre de l’année 2025. Nature des faits, nombre des mis en causes, des victimes, profils de celles-ci, la statistique permet un état des lieux en la matière. Toutefois, ces chiffres pourraient être sous-estimés.
16 400 infractions dont 9700 crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux. C’est le recensement qu’a dévoilé ce mercredi 25 mars le ministère de l’Intérieur pour l’année 2025. La statistique, constituée d’après les faits enregistrés par les services de police et de gendarmerie, représente une hausse de 5 % en la matière par rapport à 2024, a poursuivi la Place Beauvau.
Le ministère de l’Intérieur a aussi donné le détail des contraventions sanctionnant les atteintes de cette nature. Il apparaît que les amendes pour ces motifs, qui forment le reste des infractions comptabilisées, ont baissé de 6 % entre 2024 et 2025. On parle tout de même de 6700 contraventions. Elles ont majoritairement été dressées pour injures, provocations ou diffamations ont été dressées, a encore noté le ministère.
10 100 victimes
5100 personnes ont été mises en cause pour ces délits et crimes racistes, xénophobes ou commis en raison d’une appartenance religieuse. Les autorités relèvent que ces cas ont fait 10 100 victimes. Certains segments de la population semblent particulièrement accablés par ces faits de racisme d’après les données collectées par le ministère : les hommes, les personnes âgées de 25 à 54 ans, et les étrangers ressortissants d'un pays d'Afrique sont surreprésentés parmi ces victimes.
Pour 2025, police et gendarmerie ont établi sur ces bases la moyenne de 1,4 crime ou délit à caractère raciste pour 10 000 habitants sur l’ensemble du territoire. Si les chiffres ne présentent pas de disparité majeure d’un département sur l’autre, le ministère de l’Intérieur note un taux trois fois plus élevé à Paris.
Un dernier élément livré par ce communiqué officiel laisse à penser que ces chiffres pourraient de surcroît être sous-estimés. Ainsi, d’après une enquête de victimation Vécu et ressenti en matière de sécurité conduite au titre de l’année 2023, seuls 3,5% des personnes victimes d’atteintes à caractère raciste avaient porté plainte.