
La précarité étudiante s’aggrave
En dix ans de présidence Macron, le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 35%. Cette précarité résulte de choix politiques assumés, qui creusent les inégalités... Lire la suite
Premier sujet de la mobilisation, les conditions d'emploi des personnels des Crous. Un protocole signé en 2017 par la CGT, la FSU et la CFDT permettait à des contractuels de pouvoir prétendre intégrer la fonction publique. Les personnels des Crous concernés par ces possibilités n'étaient ni en CDI ni fonctionnaires.
Hüseyin Ozdemir, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats CGT des Crous précise : « Le statut est bâtard, les salaires sont payés par chaque Crous, alors que d'autres agents sont des fonctionnaires d'État à qui sont garantis la pérennité du poste et du salaire. »
Cette situation a prévalu jusqu’à l’arrivée du gouvernement Macron-Philippe, qui a décidé de mettre en place un quota de 1 000 agents intégrables au statut en 2018, et un autre similaire en 2019. Une décision dénoncée par la CGT Crous.
Cependant, les discussions continuent pour permettre une troisième vague d'intégration concernant 1000 personnes en 2020.
Ces dispositions, prévues dans la loi Sauvadet, restent valable jusque fin 2020. Les syndicats veulent continuer à faire appliquer le protocole malgré l'instauration des quotas et les réticences du ministère.
Une réunion de suivi avec les signataires du protocole de 2017 a d'ailleurs eu lieu au début du mois de juillet dernier.
Autre motif de mobilisation : la fusion des centres. Après celle des Crous de Besançon et de Dijon, ainsi que celle de Rouen et de Caen, les craintes de suppressions de postes sont renforcées.
Hüseyin Ozdemir rappelle que, dans tous les secteurs, « les fusions et mutualisations entraînent toujours des objectifs de diminution des emplois ». Les difficultés de la fusion en Normandie (avec notamment une surcharge de travail, conséquence mécanique de la suppression de postes) ont entraîné une grève le 2 septembre.
Un arrêt de travail justifié également par le fait que les Crous, censés remplir une mission sociale auprès des étudiants voient, depuis des années, cette mission vidée de sa substance.
« Aujourd'hui, on ouvre des établissements sans les personnels nécessaires. Il y a aussi des postes vacants gelés où des CDD sont employés. » La direction des Crous répond aux syndicats qu'il s'agit d'activités saisonnières, arguant du caractère fluctuant des besoins des étudiants…

En dix ans de présidence Macron, le coût de la vie étudiante a augmenté de plus de 35%. Cette précarité résulte de choix politiques assumés, qui creusent les inégalités... Lire la suite

Bacheliers depuis 2025, certains jeunes n’obtiennent pas, pour la deuxième année consécutive, l’orientation souhaitée sur Parcoursup. Déterminés à concrétiser leur... Lire la suite