25 juin 2026 | Mise à jour le 25 juin 2026
Par
Noah Gaume | Photo(s) : Sebastien Salom-Gomis / AFP
Face a des records de températures historiques, sept syndicats de l'Éducation nationale, dont la CGT Éduc'action, dénoncent une impréparation structurelle et des conditions de travail infernales. Ils ont déposé un préavis de grève.
Alors que l'été vient de commencer et que la France a connu hier sa plus chaude journée jamais enregistrée, ce sont plus de 3500 écoles qui étaient fermées jeudi 25 juin et près de 10 000 aux horaires aménagés. Si les syndicats enseignants dénoncent depuis le début de l'épisode caniculaire d’insuffisantes mesurettes face à une crise sans précédent, sept d'entre eux appellent ce jeudi 25 juin à la grève « là où cela est nécessaire ».
Une absence de cadre
Dans un communiqué commun, la CGT, SUD, ou encore la F.S.U critiquent une « impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique » de la part de l'Éducation nationale. Plus tôt dans la semaine, la CGT fustigeait une absence de cadre national clair sur les directives à prendre, créant « de la confusion, de l'inégalité de traitement et une forte insécurité pour les personnels comme pour les familles ».
Les syndicats signalent une accélération des alertes des professionnels de l'Éducation par rapport à leurs conditions de travail. « Malaise des personnels, augmentation des passages à l'infirmerie de l'établissement, passage aux urgences, multiplication des fiches SST »… Les risques psychosociaux se multiplient et ne se ressemblent pas. Face à la gravité de la situation, l'intersyndicale est claire : « Au regard de l'aggravation de la situation, et face l'inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ'action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire ». « Cette séquence ne pourra pas rester sans suite. Il faudra en tirer toutes les leçons budgétaires et organisationnelles, et intégrer les DROM [Département et région d’outre-mer, NDLR], dans la réflexion », ajoute le texte.