
« Dans une grève, la personne se révèle »
Après un 1er mai tonique, coup de projecteur sur le militantisme. Le documentariste Denis Gheerbrant a suivi des femmes de chambre et des gouvernantes d’une chaîne... Lire la suite
Comme les réseaux télématiques (1) dans les années 1970, Internet, avant de devenir grand public, a été utilisé par des groupes de militants à des fins de coordination et de mobilisation…
Dominique Cardon : L'appropriation du Web a effectivement d'abord été militante. Les collectifs de « sans » (sans-papiers, sans-logis) et des associations comme Act-Up y ont été très actifs dès le début. Le Web offre des capacités d'expression inédites, sans modifier la nature, ni le sens de l'engagement. Au cours de la révolution tunisienne, on a pu entendre des femmes et des hommes remercier Facebook. Mais Facebook n'est pas à l'origine de la révolution tunisienne. C'est l'infrastructure du Web et la manière dont les gens l'utilisent qui rendent possibles des modes de coordination, de sensibilisation, de témoignage, d'engagement nouveaux. Les technologies en elles-mêmes ne changent rien, ce ne sont qu'un support, une architecture.
Au plan militant, le Web redessine-t-il le rapport de l'individu au collectif ?
Dominique Cardon : Il est le lieu où s'enregistrent le mieux les transformations du militantisme et la reformulation
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