PSA et la déontologie du médecin du travail

Parce qu’elle a demandé l’application de la loi en matière d’arrêts maladie, de gestion des accidents du travail et des salariés handicapés, d’effectifs des services de santé pour des usines de cette taille, le docteur Isabelle Kryvenac, médecin du travail à PSA Metz-Borny, risque de perdre son emploi.

Par Rédaction NVO
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Publié le 20 juillet 2015, modifié le 7 août 2026
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Philippe Turpin/AFP
Parce qu’elle a demandé l’application de la loi en matière d’arrêts maladie, de gestion des accidents du travail et des salariés handicapés, d’effectifs des services de santé pour des usines de cette taille, le docteur Isabelle Kryvenac, médecin du travail à PSA Metz-Borny, risque de perdre son emploi.
Le 24 juin dernier, la direction avait décidé de réunir les membres du comité d’entreprise des sites de Metz et Borny et de les consulter sur la rupture du contrat de travail de cette praticienne. « Les méthodes de la direction de PSA, en Moselle, sont inacceptables pour tout médecin soucieux de déontologie, à partir du moment où un médecin fait son travail, demande à exercer dans des conditions correctes, dénonce les dysfonctionnements du service et les atteintes aux droits des salariés en matière de santé », estime le comité de soutien qui s’est constitué pour soutenir le médecin du travail. Pour le syndicat CGT de PSA Metz-Borny, ce docteur « se bat depuis son arrivée pour exercer son métier en toute indépendance vis-à-vis de la direction, et en appliquant toute la législation sur la sécurité au travail ». Le syndicat précise que la direction de l’usine s’ingère systématiquement dans le travail du médecin, notamment en censurant les passages gênants dans les documents destinés aux membres du comité d’hygiène sécurité et conditions de travail (CHSCT). Une pétition de soutien au docteur Kryvenac a été paraphée par près de 730 salariés.
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