A Leroy Merlin, une grève pour ne pas se contenter des miettes
La CGT et FO appelaient le 13 novembre à la grève dans l'enseigne de bricolage du groupe Mulliez, pour réclamer la réouverture des négociations annuelles obligatoires, bouclées sur une augmentation générale de 1,1%. Dans le Nord, une manifestation a été organisée devant le siège, à Lezennes.
Publié le 15 novembre 2024
La CGT et FO appelaient le 13 novembre à la grève dans l’enseigne de bricolage du groupe Mulliez, pour réclamer la réouverture des négociations annuelles obligatoires, bouclées sur une augmentation générale de 1,1%. Dans le Nord, une manifestation a été organisée devant le siège, à Lezennes.
« Augmentez les salaires ! » Les rayons du Leroy Merlin de Lezennes (Nord) ont connu une ambiance inhabituelle jeudi 13 novembre, avec le passage d’une centaine de manifestants, mégaphone en main. Ce jour-là, la CGT et FO appelaient à la grève dans les magasins de l’enseigne de bricolage, pour de meilleurs salaires. A Lezennes, la journée a commencé dès 8 heures, à quelques centaines de mètres de là, devant le siège de l’entreprise. Les deux syndicats protestent contre la clôture, le 5 novembre, des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur une augmentation générale de seulement 1,1%. Soit une enveloppe de 21 millions d’euros, là où les actionnaires, le groupe Mulliez, ont empoché plus d’un milliard d’euros de dividendes en trois ans. Un rapide échange s’improvise devant l’entrée du siège, entre les grévistes et le directeur du développement social, Tawfik Kilani. Ce dernier soutient que le plancher minimal d’augmentation fixé à 30 euros préserve les petits salaires.
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