« La Bonne Épouse », de Martin Provost : une comédie corrosivement féministe
Après plusieurs films consacrés à l’émancipation féminine, le cinéaste Martin Provost confirme son engagement sur ce registre et démontre son talent pour la comédie. « La Bonne Épouse », à nouveau sur les écrans de cinéma, est porté par un trio d’actrices époustouflant.
Publié le 29 juin 2020
Après plusieurs films consacrés à l’émancipation féminine, le cinéaste Martin Provost persiste et signe avec La Bonne Épouse, comédie corrosive à nouveau sur les écrans de cinéma, et portée par un trio d’actrices époustouflant : Juliette Binoche, Noémie Lvovsky, et Yolande Moreau.
C’est une grande joie de s’engouffrer à nouveau dans les salles de cinéma après les films ou séries – parfois de très bonne qualité – vus sur un poste de télévision ou un écran d’ordinateur durant les trois mois de confinement. Cet enthousiasme est renforcé par la découverte du dernier film de Martin Provost, La Bonne Épouse, une comédie rythmée et acide sur les écoles ménagères d’avant 1968.
L’enseignement dans ces établissements où L’on apprenait aux jeunes filles à tenir leur foyer et servir leur mari sans moufter est le prétexte à tout dynamiter. Paulette Van Der Beck, la patronne des lieux (campée par Juliette Binoche), y enseigne avec élégance et ardeur comment tenir son foyer et satisfaire son mari (François Berléand). Mais la mort de celui-ci, la rencontre avec un amour de jeunesse et la ferveur de Mai 68 qui gronde à bas bruit vont faire vaciller ses principes.
La Bonne ÉpouseRéalisé par Martin Provost (1 h 50). Sortie nationale le 11 mars 2020.
Reprise en salles le 22 juin 2020.
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