
Rassemblement de soutien à Pierre Chapa
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Lors du meeting consacré à la défense des libertés syndicales, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a dénoncé les procédures bâillon qui visent à faire taire les militants. Montreuil. 4 février 2026
« Personne, et je dis bien personne ne fera taire la CGT et le mouvement social », a martelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, lors du meeting organisé au siège à Montreuil en défense des libertés syndicales, et qui a réuni près de 2500 personnes, parmi lesquelles 500 non syndiquées. Ce rassemblement, initié à la suite de la mise en examen inédite de la secrétaire générale de la CGT était l'occasion de dénoncer la multiplication des attaques dont sont victimes au bas mot un millier de syndicalistes, et de préparer la riposte. « Quelque chose de grave se passe. Jamais un secrétaire général n'avait eu droit à une plainte suite à des propos tenus dans la presse pour commenter l'actualité. Les militants de la CGT sont les premiers à dire que 80% de leurs tracts pourraient faire l'objet de telles procédures. On assiste à une remise en cause progressive des libertés depuis 10 ans. Même si les syndicats gagnent en justice, ces procédures baillons décomplexent la répression patronale », a alerté Sophie Binet, accompagnée de Gérard Ré et de Myriam Lebkiri, membres du bureau confédéral, respectivement en charge de la lutte contre les discriminations et de la commission « Femmes mixité ».
Des exemples de discriminations, de répressions syndicales, les trois dirigeants, chacun mis en examen sur différentes affaires, en ont à la pelle. C'est une secrétaire départementale mise en examen pour injure publique pour avoir soutenu un inspecteur du travail ; des bases syndicales décapitées à peine les militants CGT se dévoilent ; des salariés licenciés sitôt après une grève ; des manifestants en soutien à la Palestine à Toulouse chargés sans raison par la police ; des militants qui voient débarquer la police à 6 heures du matin devant femme et enfants et traités comme des terroristes ; ou encore cette femme licenciée « pour « trouble objectif à la bonne marche de l’entreprise » alors qu’elle menait seulement une lutte syndicale. « Depuis quelques années déjà, la remise en cause des libertés s'intensifie. Plusieurs centaines de salariés de l'énergie par exemple ont fait l'objet de répressions lors de la mobilisation contre la réforme des retraites en 2023 (pour avoir opéré des coupures de courant en toute sécurité, ndlr). Ce que nous observons aussi, c'est que le Ministère du travail valide de plus en plus souvent le licenciement de salariés protégés, contre l'avis de l'inspection du travail », a ajouté Gérard Ré.
En réponse, la CGT a décidé de lancer un baromètre annuel des libertés syndicales et d'adopter la politique du name and shame afin de dénoncer les entreprises qui discriminent en toute impunité. Exemple ? Intermarché à Concarneau qui a licencié une employée qui avait voulu créer une section syndicale CGT.
En outre, la CGT interpelle les parlementaires afin qu'ils adoptent une grande loi pour protéger les libertés. Une loi qui selon la CGT devrait comporter trois volets : la protection de l'indépendance de la justice, l'indépendance de la presse et la sanctuarisation des libertés syndicales. La CGT appuie aussi une proposition de la Commission nationale consultative des droits de l'homme selon laquelle le procureur pourrait déclarer un non-lieu sur les procédures abusives afin de désengorger la justice. Parmi les nombreux soutiens présents au meeting, celui du secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CSI), Luc Triangle a annoncé le dépôt d'une plainte devant l'Organisation internationale du travail, suite à la procédure bâillon qui vise Sophie Binet. « Ce qui se passe en France n'est pas un cas isolé et s'observe partout dans le monde. Les syndicalistes sont les premiers ciblés parce qu’ils sont le plus grand mouvement social dans le monde qui défend les principes et les valeurs démocratiques ».
Parmi ce concert de soutiens, Sophie Binet a regretté deux absents : « Le gouvernement, notamment les ministres du Travail et de la Justice. C'est un silence qui est problématique. Et puis le deuxième, c'est le patronat qui pourrait avoir une parole claire pour condamner la plainte dont je fais l'objet. Plainte qui émane de Sophie de Menthon et de l'association Ethic, financée par Pierre-Edouard Sterin, un milliardaire proche de l'extrême droite ». Mais l’arithmétique, elle, est favorable, la secrétaire générale de la CGT s'est félicitée de la progression du syndicat qui en 2024 comptait 607 000 syndiqués, avec 45 000 nouveaux syndiqués.
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