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GRANDE DISTRIBUTION

Inquiétude des syndicats de Casino après la procédure de sauvegarde Rallye

28 mai 2019 | Mise à jour le 28 mai 2019
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Les deux premiers syndicats de Casino, FO et CGT, se déclaraient lundi « inquiets » pour l'emploi chez le distributeur détenu à 51,7% par Rallye, placé par sa direction en procédure de sauvegarde jeudi dernier.
Casino Effectifs: 220.000 salariés dans le monde dont près de 70.000 en France.

« Bien sûr on est inquiets, tout en étant plutôt rassuré par le fait que ce soit la direction du groupe qui ait lancé la procédure de sauvegarde pour se donner le temps de trouver des solutions, échelonnement ou renégociation de sa dette » , a indiqué à l’AFP Laurence Gilardo (FO), délégué syndicale groupe de Casino après le placement en procédure de sauvegarde du groupe.

« Ce n’est pas une surprise, le groupe est endetté depuis toujours, il a construit sa stratégie sur la dette. Mais ces derniers temps la pression des marchés financiers s’était faite plus intense alors que des échéances arrivaient » , ajoute-t-elle.

Jean-Charles Naouri a racheté en 1991 le distributeur breton Rallye, en proie à de graves problèmes de trésorerie, et lui a « apporté » Casino, dont il est devenu le premier actionnaire en 1992. Il est à la tête à travers Rallye d’un empire de la distribution: Franprix, Leader Price, Géant Casino, Monoprix et Cdiscount.

« Nous ne sommes pas à l’abri d’un changement de gouvernance, en rupture avec ce qui s’est fait jusqu’à présent » , s’inquiète Mme Gilardo, qui a demandé à être reçue par M. Naouri. Selon elle, Casino n’a pas connu ces dernières années de plan social d’ampleur comme par exemple Carrefour. Les départs se sont faits par non remplacement des retraites et départs dus au turn-over.

Un Comité de Groupe doit se tenir prochainement

Pour sa part, la CGT redoute « les effets pervers des décisions à venir » et souligne que les travailleurs « ne sont nullement responsables des erreurs ou mauvais choix stratégiques des donneurs d’ordres qui, au passage, ont su se satisfaire de dizaines de millions d’euros d’aides publiques (CICE et autres) et de dividendes » .

Dans un communiqué, la CGT dénonce une situation sociale « alarmante à travers une gestion sociale défaillante, des multiples cessions de magasins, une hémorragie continue des effectifs – 14.000 postes supprimés selon elle depuis 2015 – et des conditions de travail dégradées » . La CGT a demandé à être reçue au ministère de l'Économie et au ministère du Travail.