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Réforme des retraites

Retraites : une centaine d'avocats déposent leurs doléances au ministère de la Justice

12 mars 2020 | Mise à jour le 12 mars 2020
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«On court pour la justice» : une centaine d'avocats ont conclu mercredi à Paris une course relais à travers la France pour dénoncer le manque de moyens de la justice et la réforme des retraites, en déposant leurs doléances au ministère de la Justice. Baskets jaunes sous sa robe noire et sifflet rose autour du cou, Julia Courvoisier, avocate pénaliste au barreau de Paris, estime que «la justice va extrêmement mal». 

«On court pour la justice et pour expliquer à Mme Belloubet qu'on est toujours contre sa réforme des retraites», dit-elle à l'AFP. Manque de personnels, de moyens et inquiétudes face aux évolutions numériques font partie des principaux problèmes recensés auprès d'une quarantaine de barreaux qui ont participé à la course de plus de 2200 km lancée le 26 février à Montpellier.

«Nous souffrons des renvois d'audiences, de l'encombrement, des magistrats surchargés, des greffiers qui n'ont pas les bons outils», explique Christiane Féral-Shuhl, présidente du Conseil national des barreaux (CNB). Partis en début d'après-midi du CNB, boulevard Haussmann, les avocats ont rejoint à vélo ou en petite foulée la place Vendôme, où une délégation a été reçue au ministère.

«Nous continuerons la mobilisation tant que la réforme n'est pas retirée», avertit Me Courvoisier. Les avocats ont entamé le 6 janvier une «grève dure» pour protester contre la réforme des retraites, qui prévoit, selon le CNB, de doubler les cotisations retraite (de 14 à 28 %) pour les avocats gagnant moins de 40000 euros par an, et les pensions, actuellement au minimum de 1400 euros net, passeraient à 1000 euros. 

Cette réforme entrainerait, selon le conseil qui représente les 70000 avocats français, «la mort» des petits cabinets. Il doit se réunir vendredi pour décider des suites à donner à cette mobilisation. 

Le 12 mai, le monde de la justice, aussi bien avocats que syndicats de magistrats et greffiers, a prévu de se mobiliser pour dénoncer «l'inertie de l'État» face à «une justice à bout de souffle». Ils se réuniront pour «faire remonter les doléances et formaliser leurs propositions pour une réforme d'ampleur de la justice».