
Les cheminots en lutte
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« Contre la jungle sociale, pour nos salaires, nos emplois, nos droits, pour un statut social des cheminots protecteur : tous en grève ! » exhorte le premier syndicat de la SNCF, qui organisera auparavant un rassemblement, mardi prochain, devant le siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
L'appel à la grève « est le résultat d'une certaine montée en pression sur plusieurs sites en mai et juin, qui illustrent l'accentuation de la tension interne » à la SNCF, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. « C'est aussi une période charnière de discussions sur le futur statut social du groupe » ferroviaire, a-t-il ajouté.
Parmi sa dizaine de revendications, la CGT-Cheminots demande « l'arrêt des réorganisations » à la SNCF, la « ré-internalisation » des activités confiées à des sous-traitants, le maintien des « facilités de circulation » (billets gratuits ou à prix réduit pour les cheminots et leurs proches), ainsi que « l'arrêt » de la création de filiales pour répondre aux appels d'offres des contrats des trains express régionaux (TER), dans le cadre de l'ouverture la concurrence, selon le communiqué.
Le syndicat souhaite en outre « un positionnement de la direction pour empêcher le gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle réforme » du « régime spécial » de retraite des cheminots, « à travers son projet de décret retraites ».
La CGT-Cheminots note qu'elle avait alerté à la mi-mai la direction sur « le malaise grandissant au sein de (l') entreprise » et dit n'avoir reçu en réponse que du « silence », malgré de « multiples interpellations ».
D'après le syndicat, le groupe public « continue de se transformer » en copiant le « fonctionnement des entreprises privées » et sa direction entend « gommer les normes et les garanties sociales existantes », en vue de les « abaisser ».
La semaine dernière, lors d'une conférence de presse, M. Brun avait déjà souligné « un très gros mécontentement dans l'entreprise », en jugeant « probable » un conflit social.
Quant à une nouvelle réforme des retraites, « ça ne mettra pas de bonne humeur » les cheminots qui « n'ont pas fait deux mois et demi de grève pour rien » contre le dernier projet de réforme, à l'hiver 2019-20, avait-il prévenu.
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