15 juin 2026 | Mise à jour le 15 juin 2026
Deux syndicats CGT de France Télévisions et le délégué central CGT de France TV, Pierre Mouchel, ont déposé une plainte pour harcèlement moral aggravé contre Jean Quatremer, Raphaël Enthoven et l'animateur du compte X SwordOfSalomon, qu'ils accusent d'avoir participé à une campagne de haine en ligne.
Selon les informations du quotidien l'Humanité, une plainte pour harcèlement moral aggravé visant le journaliste à Libération Jean Quatremer, le philosophe et polémiste Raphaël Enthoven ainsi que la personne derrière le compte X SwordOfSalomon a été déposée le 19 décembre 2025 par les syndicats SNRT-CGT (Syndicat national de la radiodiffusion, de la télévision et de l’audiovisul), SNJ-CGT (Syndicat national des journalistes) et par le délégué central CGT de France Télévisions, Pierre Mouchel.
Cette plainte fait suite à un déferlement de haine en ligne contre Pierre Mouchel, intervenu après la publication d'un tract de la CGT France Télévisions dénonçant le traitement éditorial par France 3 Île-de-France des commémorations du 7 octobre 2023. Le syndicat reprochait à la rédaction de France TV d'avoir publié un article jugé partial, reprenant le point de vue du Crif sans contextualisation et sans contradictoire.
« Un harcèlement de meute »
Selon les plaignants, la séquence débute le 15 octobre 2025, lorsque Jean Quatremer publie sur X le tract syndical en l'accompagnant du commentaire suivant : « Consacrer un article au pogrom du 7/10, c’est trop pour ces “journalistes”». Très relayée sur les réseaux sociaux, la publication du correspondant de Libération va tout de suite tourner à la polémique. Le lendemain, le compte X SwordOfSalomon, connu pour être spécialisé dans le doxxing – la divulgation d'informations personnelles dans le but de nuire –, publie notamment une photographie du syndicaliste Pierre Mouchel accompagnée d'une capture d'écran de son profil LinkedIn.
Ce message est ensuite relayé par Jean Quatremer et Raphaël Enthoven auprès de leurs abonnés respectifs, conduisant, selon la plainte, à une vague de haine particulièrement violente contre le syndicaliste. Les plaignants estiment que cet engrenage relève d'un « harcèlement de meute », une notion reconnue pour la première fois par la justice dans l'affaire Mila.