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TRAVAIL

Jusqu’à 2 mois pour chaque parent : comprendre le congé supplémentaire de naissance

16 février 2026 | Mise à jour le 16 février 2026
Par | Photo(s) : Christophe Archambault / AFP
Jusqu’à 2 mois pour chaque parent : comprendre le congé supplémentaire de naissance

(Photo d'illustration)

Le nouveau congé de naissance a été adopté dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2026. Il crée un droit supplémentaire, distinct de ceux qui existent, permettant à chaque parent de s'arrêter un ou deux mois après l'arrivée d'un enfant.

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé ouvert aux parents accueillant un enfant né ou adopté à compter du 1er janvier 2026, mais utilisable uniquement à partir du 1er juillet prochain. Il vient s'ajouter aux congés déjà existants. Concrètement, ce nouveau congé peut être pris après épuisement du congé de maternité, du congé de paternité et d'accueil de l'enfant ou du congé ­d'adoption. Les parents qui le souhaitent peuvent ensuite décider de recourir à un congé parental d'éducation à l'issue du congé de naissance.

Un congé pour deux parents

Ce congé s'adresse à l'ensemble des parents : la mère, le père, le cas échéant le conjoint de la mère, la personne liée à elle par un pacte civil de solidarité ou vivant en concubinage, ainsi que les parents adoptifs ou accueillants. Il s'applique sans distinction, quel que soit le secteur d'activité, privé ou public.Chaque parent peut bénéficier d'un congé d'un ou de deux mois, au choix. Il peut être pris simultanément par les deux parents ou de manière alternée, ce qui permet d'assurer, au total, une présence supplémentaire de quatre mois.

Indemnisation et garanties

L'un des enjeux majeurs de ce congé concerne l'indemnisation, qui devrait être plus avantageuse que celle du congé parental d'éducation, actuellement fixée à 456,05 euros par mois en cas d'arrêt total d'activité. Les travaux parlementaires prévoient à ce stade une indemnisation pouvant atteindre environ 70 % du salaire net pour le premier mois et 60 % pour le second, sous réserve des modalités précisées par décret. Le congé supplémentaire de naissance est considéré comme du temps de travail pour le calcul de l'ancienneté. Pendant ce congé, le salarié conserve tous les avantages acquis avant son départ. À son retour, il retrouve son poste ou un poste similaire avec une rémunération équivalente. Il n'est pas autorisé à exercer une autre activité professionnelle pendant cette période.Le dispositif est entré en vigueur le 1er janvier, mais sa mise en œuvre effective est reportée au 1er juillet, afin de permettre la publication des décrets d'application précisant le délai de prévenance, les modalités de prise du congé et les règles définitives d'indemnisation. Ce report vise également à laisser aux caisses de sécurité sociale et aux employeurs le temps nécessaire pour adapter leurs systèmes d'information et leurs outils de gestion.