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SANTÉ

La CGT Santé et Action sociale alerte sur l’avenir des hôpitaux publics en France

13 octobre 2023 | Mise à jour le 13 octobre 2023
Par | Photo(s) : Francois Bourlier
La CGT Santé et Action sociale alerte sur l’avenir des hôpitaux publics en France

Devant l'hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris), des militants  de la CGT Santé et Action sociale se sont mobilisées le 13 octobre au matin. La fédération alerte sur les conditions de travail devenues insoutenables. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, présente sur les lieux, a réaffirmé l'importance de maintenir à flot le système de santé français.

Ils ont tous et toutes l'impression de crier dans le désert alors que « tout le monde est courant de la situation critique des hôpitaux publics en France. Et ça ne fait qu'empirer » se désole Caroline (1), infirmière à l'hôpital Broca. Mais c'est devant le plus grand CHU de France, l'hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris 13e) que la CGT Santé et Action sociale s'est mobilisée ce vendredi 13 octobre. Un rassemblement  comprenant urgentistes, infirmiers·ères et psychologues. Comme Caroline et d'autres qui ont rejoint la manifestation, « les petites mains » de l'hôpital public alertent sur la dégradation continue des conditions de travail dans les établissements de soins et de santé. La carence en personnel, la vétusté des hôpitaux et le manque de moyens financiers rendent l'exercice professionnel très difficile. Jérémy, interne en médecine, constate même des « agressions de la part des usagers envers le personnel hospitalier, tellement que les files d'attente pour être pris en charge sont interminables. » Mais ce qui inquiète plus particulièrement la CGT Santé et action Sociale, c'est le futur projet de loi de financement de la sécurité sociale qui prévoit « seulement une hausse des dépenses de l'assurance maladie de 3,2 % ». Des mesures budgétaires jugé également insuffisantes par de Fédération Hospitalière de France (FHF) qui estime qu'une hausse de 5% du budget globale pour la santé est le minimum requis. L'entré dans la période hivernale fait également frémir les manifestants qui y voient « l'impossibilité de gérer le flux de patients ». Et pour cause, l'assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), regroupant 38 établissements de santé compte actuellement pas moins de 3000 lits de fermés par manque de moyens humains.

Paupérisation des services de santé publique

« La France possède l'un des meilleurs systèmes de santé au monde. Personne ne souhaite un système de santé à l'américaine où seuls les plus riches peuvent se soigner. », rappelle la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, venue sur les lieux en amont de la mobilisation intersyndicale du 13 octobre. Elle dénonce également l'abandon de la part du gouvernement qui « préfère augmenter le budget des armées, que celui de la santé. » Outre le choix de consacrer la majeure partie de son budget à l'armement, le gouvernement compte également faire 3.5 milliards d'économie sur la sécurité sociale pour l'année à venir. Autre mesure d'austérité, les patients seront désormais incités à partager leur transport sanitaire. Les patients qui refuseront, sans raison médicale valable, devront faire l’avance de frais, et ne seront remboursés que sur la base du prix d’un transport partagé. « La santé semble être plus vu comme un coût, plutôt qu'une nécessité. » ironise benjamin, urgentiste, quittant l'entrée de l'hôpital pour reprendre son service. Cette initiative de la CGT Santé et action sociale, se mobiliser sur l'avenir des services de santé publique se poursuit au 24 novembre. Un rassemblement est prévu devant l'hôpital Broca menacé de fermeture, situé dans le 13e arrondissement.