
Biocoop: derrière une vitrine cool, un management délétère
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Mobilisation des salariés de l'Hôtel Holiday Inn de Clichy le 31 octobre 2017 sur thème d'alloween
Les femmes de chambre, gouvernantes, équipiers et plongeurs de l'Holiday Inn de Clichy entament leur 35e jour de grève. Et ont bien l'intention de le faire savoir (voir encadré). Le conflit les oppose à leur employeur, la société de sous-traitance Hemeraet au donneur d'ordre Holiday Inn. Depuis le 19 octobre, elles dénoncent les mutations forcées, les heures supplémentaires non payées, planning modifié au dernier moment, pressions maximales… « Cela fait vingt ans que je travaille en France et je n'ai jamais connu de telles conditions », relate Mirabelle, gouvernante à l'Holiday Inn.
En grève depuis le 19 octobre, elle dénonce « des semaines de six jours d'affilés avec un seul jour de congé. Même les esclaves, je crois, avaient le droit de se reposer. Il faudrait inventer un nouveau nom pour dire ce qu'Hemera nous fait ».
Depuis le début du conflit, le sous-traitant tout comme la direction de l'hôtel restent sourds face aux revendications des salariés sur la revalorisation de leurs conditions de travail. Conditions qui ne cessent d'empirer selon Mirabelle. « Les femmes de chambre sont passées de deux chambres et demie à faire par heure à cinq en moyenne. Mon rôle est de répartir le travail entre elles. Il m'est arrivé de donner jusqu'à vingt chambres à faire. À raison de deux lits par chambre, voire trois quand s'ajoute le lit enfant, on se casse le dos pour mis de 1000 euros par mois ». Les grévistes exigent d'être payés non à la tâche, mais en fonction du volume horaire de travail effectué. Et, « comme on passe plus de huit heures par jour au travail, on réclame aussi le paiement d'une prime de panier-repas. Après dix jours de grève, la direction nous a proposé 1,50 euro. Même pas le prix d'une canette ! »
Ce salariat majoritairement féminin dénonce la surexploitation de la sous-traitance et revendique :

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