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INDUSTRIE

Liquidation de Brandt : Centre-Val de Loire, Stephan Français... Quelles sont les offres proposant une relance (partielle) de l'emploi ?

12 mars 2026 | Mise à jour le 12 mars 2026
Par et | Photo(s) : AFP
Liquidation de Brandt : Centre-Val de Loire, Stephan Français... Quelles sont les offres proposant une relance (partielle) de l'emploi ?

Les salariés de Brandt à Vendôme ont appris avec stupeur la mise en liquidation du groupe centenaire, à la veille de Noël le 11 décembre 2025

Ce vendredi 13 mars, la justice rendra sa décision concernant la reprise des actifs, des marques et des produits de Brandt. Si les liquidateurs cherchent à combler des créances estimées à 200 millions d'euros, un mince espoir de relance industrielle subsiste autour de deux offres : l'une portée par la région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans, l'autre par l'industriel Stephan Français.

Placée en liquidation le 11 décembre dernier, l'entreprise d'électroménager Brandt doit faire face aux décisions de la justice ce vendredi 13 mars. Le tribunal des activités économiques de Nanterre doit trancher entre les 36 offres déposées pour la reprise des actifs de l'ancien groupe centenaire regroupant les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. Si la majorité des propositions visent à racheter lesdites marques ou une partie des stocks de l'ancien fleuron du « Made in France », comme celle du groupe Fnac/Darty, qui a proposé d'acquérir certaines marques pour 2,9 millions d'euros ainsi que de plus de 172 000 produits, deux offres envisagent la reprise d'une partie des salariés, avec environ 150 réembauches. Un espoir industriel limité, critiqué par la CGT, qui juge ces propositions trop faibles au regard des 700 licenciements que compte le groupe.

La région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans

La proposition portée par la région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans vise à préserver la perspective d'une relance industrielle en maintenant ces « marques mythiques » sur le territoire français. Présentée en partenariat avec l'entreprise néo-calédonienne Gladius, active dans le secteur de l'électroménager depuis 2024, l'offre prévoit la reprise de l'ensemble des actifs et des marques de Brandt. L'objectif est d'assurer, sans interruption, la continuité du service après-vente.

Dans un second temps, d'ici deux à trois ans, le projet vise une relance de l'activité du principal site industriel situé près d'Orléans. Cette usine, qui fabriquait des fours et des plaques de cuisson et qui employait environ 350 personnes, pourrait reprendre une activité, sans que le nombre d'emplois potentiellement créés soit pour l'instant précisé. Les deux collectivités n'ont pas souhaité détailler le montant de leur soutien financier. Selon plusieurs sources concordantes citées par l'AFP, l'offre finalisée atteindrait toutefois près de 40 millions d'euros au total.

La proposition de Stephan Français

L'offre de l'industriel Stephan Français, dirigeant de Thomson Computing, repose sur la reprise du principal site industriel de Brandt à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d'Orléans. Son projet prévoit de relancer une partie de la production d'électroménager tout en développant de nouvelles activités dans l'électronique, notamment autour de produits d'informatiques. Dans un premier temps, l'entrepreneur propose de reprendre environ 150 salariés sur les 350 de l'usine, avec la perspective d'atteindre jusqu'à 250 emplois à l'horizon de cinq ans si l'activité se développe. L'investissement annoncé s'élèverait à environ 25 millions d'euros, dont une partie pourrait être soutenue par des financements publics, à hauteur de 9 millions d'euros. Cette proposition, dite « fragile » selon une source proche du dossier, suscite toutefois des réserves, notamment de la part des syndicats, qui jugent le nombre d'emplois sauvegardés insuffisant.

La décision revient désormais à la justice, qui devra décider sur l'avenir de Brandt et sur une éventuelle relance de son activité industrielle. Les salariés, eux, n'attendent pas ce verdict : près de 240 d'entre eux ont déjà entamé des démarches de reconversion professionnelle