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PETITE ENFANCE

Manifestation unitaire et grève nationale dans les crèches

23 mai 2019 | Mise à jour le 27 mai 2019
Par | Photo(s) : Riccardo Milani/Hans Lucas/AFP
Manifestation unitaire et grève nationale dans les crèches

Manifestation unitaire pour la petite enfance à Paris, le 23 mai 2019, avec les crèches en grève.

Les professionnels de la petite enfance étaient en grève et manifestaient le 23 mai à l'appel du collectif « pas de bébés à la consigne » contre la réforme de la loi fixant les conditions des modes de garde.

« Pour une réforme qui remette l'accueil de la petite enfance à l'endroit, le 23 mai on manifeste ». C'est sous ce cri d'alarme que le collectif « Pas de bébé à la consigne » appelait à nouveau à la mobilisation et à la grève les professionnels de la petite enfance — secteur public et privé —, jeudi 23 mai.

Après une première mobilisation le 28 mars dernier, ils se sont mis massivement en grève dans toute la France notamment à l'appel de la FSU territoriale, FO, Interco-CFDT, CGT Services publics, CGT Santé Action sociale, SAFPT fonction publique territoriale pour réclamer plus de transparence sur la réforme des règles régissant les modes de garde. À Paris, environ 2 500 personnes ont défilé en direction du ministère des Solidarités, où une délégation devait être reçue par la direction générale de la cohésion sociale.

Les raisons de la colère

Les sujets de discorde sont nombreux : un taux d'encadrement dans les équipements d'accueil du jeune enfant (EAJE) d'un pour cinq enfants jusqu'à 15 mois et de 1 pour 8 après cet âge ; des possibilités d'accueil en surnombre quasiment tous les jours, l'augmentation de la capacité d'accueil en micro-crèches à 16 enfants ; une surface d'accueil par enfant dans les grandes villes de 5,5 m2 au lieu de 7 actuellement… « Ce sont les conditions d'accueil des jeunes enfants qui sont en jeu », résume Stéphane Fustec, conseiller de la fédération commerce et services CGT qui défilait dans le cortège parisien derrière une banderole siglée « Salariés des crèches privées, pour un accueil des jeunes enfants de qualité » .

Autre objet d'inquiétude : « la suppression du ratio de 40 % des professionnels les plus qualifiés pour les enfants dans les Équipements d'accueil du jeune enfant (EAJE) et le recours à une logique de “compétences” plutôt que de diplômes pour apprécier les qualifications professionnelles », selon le collectif. En clair, les professionnels craignent une surreprésentation d'encadrants sans diplômes attestant de leurs compétences.

Une mobilisation qui s'élargit

« Au moins 45 rassemblements ont été recensés sur le territoire national avec une forte mobilisation des salariés du privé », signale le syndicaliste. Et de pointer une grève assez suivie pour entraîner la fermeture d'une quinzaine de structures de l'enseigne nationale Le Petit chaperon rouge. Une prochaine assemblée générale devrait vraisemblablement déboucher sur un nouvel appel à la mobilisation pour le mois de juin. En attendant, les 20 propositions du collectif au gouvernement parmi lesquelles un ratio d'au moins 50 % de professionnels très qualifiés dans chaque établissement, un taux d'encadrement d'un professionnel qualifié pour 5 enfants ou la limitation du surnombre à 110 % des effectifs de l'établissement sont consultables sur : http://www.pasdebebesalaconsigne.com/.