À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT
Industrie pharmaceutique

Rejets toxiques : la CGT manifestera devant Sanofi à Mourenx le 1er juillet

29 juin 2019 | Mise à jour le 1 juillet 2019
Par | Photo(s) : Laurent Ferriere / Hans Lucas
Rejets toxiques : la CGT manifestera devant Sanofi à Mourenx le 1er juillet

Depuis la dénonciation des rejets toxiques il y a un an, la CGT a imposé une remise aux normes chez Sanofi. Malgré cela, la pollution perdure. L’union locale CGT du bassin de Lacq appelle à un rassemblement des salariés de tout le complexe le 1er juillet, à 13h30, devant le site pour exiger réparation des préjudices sur leur santé.
Il y a un an, la CGT révélait que, sur le site du bassin de Lacq, l’usine Sanofi rejetait un composé organique volatile (COV) à des doses 190 000 fois supérieures à la norme autorisée. L'affaire a fait grand bruit, car ces rejets toxiques sont aussi des CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). Dans ce contexte, l'usine Sanofi a été contrainte de fermer plusieurs semaines pour une remise aux normes des rejets de COV.

La pollution perdure

Jean-Michel Poupon, qui siège pour la CGT au comité de suivi du bassin de Lacq, raconte la suite : « Quelques mois plus tard, nous nous sommes aperçus qu'il y avait en plus de la pollution à la dépakine, qui est aussi un CMR. Depuis l'été 2018, nous avons donc obligé Sanofi à arrêter sa production à deux reprises. D'abord, pour les rejets de COV, puis pour les rejets de dépakine. En tout pour une durée de deux mois, et ce pour réaliser des travaux qui permettent de se conformer aux valeurs réglementaires. » L'affaire a connu un nouveau développement il y a quelques semaines. « Nous avons fait réaliser des prélèvements de sang chez des salariés et on y a encore trouvé des traces de dépakine », révèle Jean-Michel Poupon.

La CGT exige un an de retraite anticipé pour cinq ans d'exposition

L'union locale CGT du bassin de Lacq prend l'affaire très au sérieux : « Nous savons que ces pollutions ne se sont pas limitées au grillage de l'usine et que les salariés de la plateforme de Mourenx, les riverains, mais aussi l'ensemble des salariés du bassin peuvent avoir été contaminés ! Cela concerne non seulement les salariés de Sanofi, mais aussi l'ensemble du bassin qui a été exposé. Et ce cumulé aux autres expositions du complexe industriel », déclare l'UL CGT qui appelle à un rassemblement ce lundi 1er juillet 2019. Outre l'arrêt des rejets de CMR, la CGT porte haut et fort la question de la réparation pour l'ensemble des salariés exposés sur le site. Cela passe par une traçabilité et une reconnaissance de l'exposition et de la pénibilité avec, notamment, la revendication d'un droit à une année de départ en retraite anticipé pour cinq années d'exposition.

ArcelorMittal épinglé à Fos-sur-Mer sur l'exposition aux cancérigènes