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Le déficit de la Sécurité sociale, un mensonge d’État ”

Henri Sterdyniak - membre des Economistes Atterrés
24 octobre 2019 | Mise à jour le 24 octobre 2019
Par | Rédacteur en chef adjoint
« La Sécurité sociale est en réalité en excédent de 11,7 milliards d'euros ; elle ne souffre pas d'une hausse de dépenses, mais d'une baisse de recettes », affirment au contraire les Économistes atterrés.

« Dans les comptes des finances publiques publiés dans le Projet de Loi de finances (PLF) 2020, les administrations de Sécurité sociale (ASSO) présentent, en 2019, un excédent de 11,7 milliards. Pourquoi cette différence ? », interroge  Henri Sterdyniak.

L'économiste explique que « les gouvernements imposent à la Sécurité sociale de rembourser à marche forcée la dette accumulée pendant la crise financière. Donc, en 2019, la Caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) a remboursé 15,7 milliards, grâce à un versement de 2,1 milliards du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) ; mais surtout grâce aux recettes de la CRDS et de la CSG. Au final, le déficit affiché, loin d'augmenter la dette, s'explique par la réduction rapide de cette dernière. Globalement, la Sécurité sociale (au sens large, y compris la CADES) s'est désendettée de 11,7 milliards en 2019. »

Mieux encore, à l'appui des chiffres officiels, la note des Économistes atterrés explique que « la Sécurité sociale (au sens large) est d'ailleurs excédentaire depuis 2014. C'est une bonne nouvelle, car, en 2025, quand toute la dette sociale aura été remboursée, ces 15,7 milliards seront disponibles, pour financer les retraites ou pour améliorer les conditions de vie et de travail dans les EHPAD (ce que l'on pourrait faire plus vite d'ailleurs en ralentissant le rythme de remboursement) ».