18 mars 2026 | Mise à jour le 18 mars 2026
Dans un communiqué publié le lundi 16 mars, au lendemain du premier tour de l'élection municipale, la CGT a appelé à « refuser toute alliance avec l'extrême droite » et « faire barrage » à la formation politique lors du deuxième tour, le 22 mars prochain.
« La CGT appelle les travailleuses et les travailleurs à aller voter massivement au second tour pour faire entendre leurs exigences sociales et battre l’extrême droite et les listes qui auront fait alliance avec elle ». Tel est le mot d'ordre donné par la CGT dans un communiqué publié le 16 mars, au lendemain du premier tour de l'élection municipale.
Pour l'organisation syndicale, l'heure est grave : « L’invisibilisation des questions sociales laissant la place aux questions sécuritaires a permis la progression de l'extrême droite dans de nombreux territoires » constate-t-elle.
Un danger pour la démocratie et la République
Avec 23 villes remportées dès le premier tour et la présence dans 514 communes au second tour (dont 75 en tête) de candidats issus d'une liste d'extrême droite, la CGT rappelle que « l'extrême droite et son projet violent, raciste, antisémite, sexiste et lgbtqiphobe représente un danger pour notre démocratie et notre République ». Plus que cela, la centrale syndicale appelle les travailleuses et les travailleurs à aller voter massivement au second tour pour faire entendre leurs exigences sociales et battre l’extrême droite « car elle porte un projet en contradiction avec les intérêts du monde du travail ».
Votes contre les services publics et contre l'augmentation des salaires, la CGT reproche à l'extrême droite de se positionner « toujours au bénéfice des plus fortunés » une fois au pouvoir. C'est pour cela qu'elle rappelle que « l'extrême droite ne doit jamais être mise dos à dos avec aucune autre force politique » et que « le meilleur moyen de les empêcher de gagner, c’est de se rassembler pour porter l’exigence du progrès social ».
Un appel nécessaire car même si lors du premier tour des élections municipales de 2026, les Français se déclarant proches d'un syndicat de salariés ont en majorité mis un bulletin pour une liste appartenant au bloc de gauche (44 %), 6% d’entre-eux ont donné leur vote à une liste du bloc d'extrême droite, comme le rapporte un sondage mené par l’institut Harris.