CGT Hérault : les militants à l'offensive pour mobiliser le 4 février
Face à la dégradation de la situation sociale dans l’Hérault, les syndicats CGT du département, réunis en comité général, appellent à une mobilisation forte pour la journée d’action interprofessionnelle du 4 février prochain.
Publié le 1 février 2021, modifié le 14 mai 2026
Face à la dégradation de la situation sociale dans l’Hérault, les syndicats CGT du département, réunis en comité général, appellent à une mobilisation forte pour la journée d’action interprofessionnelle du 4 février prochain.
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« Face à la crise sociale et sanitaire, pas question de se mettre des freins ». Tel est le message qu’a voulu faire passer Sébastien Boudesoque, cheminot, secrétaire à l’organisation de l’Union départementale de l’Hérault. Un cri largement partagé par la centaine de délégués des syndicats CGT du département, qui participaient le 29 janvier dernier au Cap d’Agde, au comité général, organisé par l’union départementale locale.
Au menu de cette journée placée sous le signe du bonheur de se retrouver, après des mois de réunions virtuelles : la préparation du congrès et de la journée de mobilisation nationale du 4 février. « La crise creuse les inégalités comme jamais. Mais la période n’a jamais n’a jamais été aussi favorable pour donner des perspectives », a lancé dans un discours offensif et très applaudi Serge Ragazzacci, secrétaire départemental de l’UD.
« 2020, c’est champagne et petits fours pour la France d’en haut, qui a fait des profits records comme l’a montré le rapport d’Oxfam, alors qu’il y a désormais dans notre pays 8 millions de pauvres — contre 5 millions en 2008 — . Un monde d’après qui ressemble furieusement au monde d’avant-hier. Avec son lot de délocalisations, de ruptures conventionnelles, de fermetures et de licenciements ».
Dans la recherche, l’année 2020 restera également comme celle des rendez-vous avec des vérités qui dérangent. « Le grand patronat profite largement de la Covid pour que rien ne change, a expliqué Patricia Sourouille, du syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique à Montpellier. Le gouvernement joue sur les effets d’annonce, mais les budgets de la recherche baissent d’année en année. Ainsi au CNRS on ne recrutera plus que 560 chercheurs en 2021, contre 1000 il y a dix ans. Les autres sont en CDD de projet ou en CDI de mission ». De quoi faire décrocher la recherche française dans tous les domaines, comme l’a souligné la récente note du Conseil d’analyse économique (CAE), publiée le 26 janvier. Et pas seulement dans la filière pharmaceutique française, dont les deux fers de lance, l’Institut Pasteur et Sanofi — qui licencie au passage 400 personnes —, n’ont pas pu développer à temps un vaccin, alors que les deux seuls vaccins disponibles en Europe, sont issus d’entreprises fondées par des universitaires. Une université également au bord de la rupture. « Les étudiants, qui manifestent régulièrement dans la rue à Montpellier contre la loi sécurité, sont en pleine détresse », a ajouté Patricia Sourouille.
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