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L’Histoire jugera

Stéphane Puifourcat
10 octobre 2019 | Mise à jour le 10 octobre 2019
Par
La mort de Jacques Chirac a occulté pendant quatre jours les vrais enjeux. Il était difficile d'échapper aux éloges des amis ou ennemis d'hier, des éditorialistes bon teint. Il serait le président préféré des Français ! Serions-nous frappés d'amnésie ? Son bilan est un des plus calamiteux de la Ve République.

Il fut Premier ministre lors des grandes grèves étudiantes et lycéennes de 1986 contre la privatisation de la faculté, première tentative aboutie sous Nicolas Sarkozy et essai transformé par Frédérique Vidal. Il fut aussi l'homme des privatisations. Premier ministre, puis président des politiques libérales contre la jeunesse avec les TUC et autres acronymes qui ont suivi depuis, et comme seul horizon pour la jeunesse, une vie précaire.

Il s'est distingué par « le bruit et l'odeur » et par d'autres emprunts aux idées et thèmes nauséabonds du FN contre lequel on nous explique aujourd'hui que Jacques Chirac fut une digue… pas si étanche que ça à l'examen du bilan. La fracture sociale ne fut qu'un slogan. On gardera de lui son refus de la guerre du Golfe et de l'unilatéralisme. Une indépendance bradée depuis par ses successeurs.

Il aura été à la fois « le bon, la brute et le truand », l'Histoire le jugera. La vie, quant à elle, a repris ses droits et nous replonge dans la réalité où, depuis un an, la colère, les mobilisations, les grèves jalonnent notre quotidien. La vie est de plus en plus difficile pour les salariés et leurs familles.

Réforme après réforme, la politique néolibérale donne aux riches, malmène les salariés, et fait les poches des retraités pour préserver le patronat. L'exécutif culpabilise les citoyens sur le climat, mais refuse de remettre en cause le capitalisme. La bataille des retraites qui s'engage porte en elle des enjeux sociaux, sociétaux, économiques et environnementaux… Sera-t-elle, la bataille qui fédérera toutes les autres ?