À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT
28 JUIN

Encore une journée pour se faire entendre

27 juin 2016 | Mise à jour le 13 février 2017
Par | Photo(s) : Bapoushoo
Encore une journée pour se faire entendre

Pour la onzième fois en quatre mois, les sept organisations syndicales qui réclament le retrait du projet de loi Travail vont mobiliser ce mardi 28 juin partout dans le pays et également à Paris où l'intersyndicale a obtenu de défiler.

L'acte 2 de la navette parlementaire de cette réforme du Code du travail devrait se jouer aujourd'hui à 18 heures au Sénat – à majorité de droite – avant de revenir pour une nouvelle lecture à l'Assemblée à partir du 5 juillet.

Les sénateurs ont durci le texte : le verrou des 35 heures a sauté, le seuil minimum de 24 heures pour le temps partiel a été supprimé, de même que la généralisation de la garantie jeunes, le compte personnel d'activité a été partiellement vidé et le plafonnement des indemnités prudhommales (à 15 mois de salaires) rétabli.

BASTILLE-PLACE D'ITALIE

Après la pantomime gouvernementale sur l'interdiction puis l'autorisation in extremis de manifestation à Paris le 23 juin, la nouvelle est finalement tombée officiellement ce lundi : les syndicats vont pouvoir manifester à Paris.

Après avoir défilé sur un parcours ultra court aux alentours de Bastille, jeudi dernier, CGT, FO, Solidaires, FSU, l'Unef, l'UNL et Fidl ont obtenu lundi de pouvoir manifester sur un trajet plus long, entre Bastille et Place d'Italie à partir de 14 heures.

« Le préfet a entendu notre mécontentement concernant le parcours » de jeudi a déclaré Pascal Joly, secrétaire général de l'Union Régionale Île-de-France CGT. « On ne voulait pas réitérer et on a trouvé ce compromis qui nous donne satisfaction », a-t-il souligné. Le parcours a fait l'objet de négociations entre la préfecture de police et les organisations syndicales voulant initialement défiler sur une distance plus longue, de Nation à Place d'Italie.

LES CITOYENS ONT VOTÉ

Ce mardi sera également l'occasion pour les syndicats de remettre les résultats de la votation citoyenne, lancée fin juin. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont répondu à deux questions : « Retrait du projet de loi travail : Pour/Contre » et « Faut-il aujourd'hui des droits nouveaux pour les salarié-e-s, les jeunes, les privé-e-s d'emploi et retraité-e-s : Oui/Non ».

LES VIOLENCES DESSERVENT LE MOUVEMENT

Cette journée de mobilisation intervient dans un climat très tendu marqué notamment par les dégradations successivement commises contre les sièges de la CFDT jeudi dans la nuit puis de la CGT à Montreuil dans la nuit de vendredi. « Ça fait un moment que le climat est malsain », a dénoncé samedi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, juste après les dégradations commises à l'entrée de la CGT à Montreuil.

Dans un communiqué, la CGT assure que les violences commises ne font que desservir les revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours. 
Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère.

La CGT reste déterminée dans son opposition à la loi « travail » et pour l'obtention de droits nouveaux à l'image de son projet de code du travail du 21e siècle. 
Plus que jamais, la mobilisation reste à l'ordre du jour.