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Coronavirus

Un sous-traitant de Framatome décède du Covid-19, au lendemain d’une alerte de la CGT

23 avril 2020 | Mise à jour le 23 avril 2020
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Un intérimaire du site nucléaire de Framatome à Romans-sur-Isère (Drôme) est décédé des suites du Covid-19, au lendemain du lancement par un syndicat d'un droit d'alerte pour « danger grave et imminent » découlant, selon lui, de carences dans la protection des salariés.

Cet homme de 53 ans, salarié de la société d'intérim Adecco, est mort samedi dernier, précise la CGT de Framatome Romans, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné libéré.

Le quinquagénaire décédé travaillait depuis 18 mois sur ce site de fabrication d'assemblages de combustibles pour les réacteurs de production d'électricité, dans le même secteur que quatre autres salariés détectés positifs au coronavirus.

Les élus CGT avaient lancé vendredi dernier un droit d'alerte pour « danger grave et imminent », rejeté par la direction, explique le syndicat sur sa page Facebook.

La CGT est la seule organisation syndicale à revendiquer l'arrêt complet de toute activité pendant l'épidémie.

Selon le syndicat, la direction « a délibérément mis en danger les salariés en continuant à produire sans s'assurer que tous les gestes-barrières étaient à la disposition des salariés pour leur sécurité ».

« On est sous le choc de ce décès. C'est le premier et le seul cas dans tout le groupe », a réagi auprès de l'AFP un porte-parole de Framatome.

« Depuis le début, on a mis en place les gestes-barrières. Cela a été un peu plus compliqué pour les masques, comme partout. Mais la prise de conscience a été instantanée, d'autant que nous avons des salariés en Chine et avions bénéficié de cette expérience », souligne-t-il.

« Dès qu'il y a un cas suspect, la personne rentre immédiatement chez elle ». Par ailleurs, le site de Romans « est considéré comme une activité stratégique. Nous avons besoin d'électricité. Il ne peut pas s'arrêter », affirme le porte-parole.

Un comité social et économique (CSE) extraordinaire s'est tenu jeudi, en présence de l'inspection du travail, a-t-il confirmé sans plus de précisions.