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Ils refusent la déchéance du Code du travail

31 mars 2016 | Mise à jour le 16 février 2017
Par | Photo(s) : Bapoushoo
Ils refusent la déchéance du Code du travail

Les organisations syndicales qui réclament le retrait de la réforme du Code du travail depuis le début mars ont réussi à faire mentir les oracles qui prédisent depuis des semaines l'essoufflement du mouvement social, alors même que les sondages d'opinion restent très nettement défavorables au gouvernement sur ce texte.

Parfois sous une pluie battante, quelque 1,2 million de salariés, privés d'emploi, retraités et étudiants et lycéens ont battu le pavé jeudi au cours de 250 manifestations dans toute la France pour réclamer le retrait de la loi travail à l'occasion d'une journée de mobilisation très suivie marquée par de nombreuses grèves, tant dans le privé que dans le public.

C'était le cas notamment dans les transports (SNCF, Air France…), à la Tour Eiffel, chez EDF, dans les trois versants de la fonction publique, la presse, les lycées et les universités. En raison de cette grève, les ballets prévus jeudi soir à l'Opéra Bastille et au Palais Garnier ont été annulés. Les transports ferrés et urbains ont tourné souvent au ralenti en Île-de-France et en province.

 

En tête du défilé francilien entre la place d'Italie et celle de la Nation. « Aujourd'hui, il y a une très forte mobilisation. Cette journée est d'ores et déjà une réussite, il faut que le gouvernement entende et retire son projet », a déclaré Philippe Martinez qui avait pris place en tête du cortège.

« On a prévu une autre mobilisation samedi 9 avril, sauf si le projet est retiré », a indiqué le secrétaire général de la CGT. « On est rentré dans un bras de fer », a quant à lui résumé le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

« Le gouvernement a fait comme si les gens n'avaient pas bien compris le texte », a souligné la secrétaire générale de la FSU. « J'espère maintenant que dès ce soir, le gouvernement va nous dire qu'il a compris le malaise et le désaccord sur le texte », a insisté Bernadette Groison.

« On a en face de nous des gens qui sont coupés de la réalité », regrettait quant à lui William Martinet. « Eh bien il faut de la détermination pour se faire entendre de ce gouvernement », résumait le président de l'Unef.

En fin de journée, la confédération CGT appelait dans un communiqué le gouvernement à « retirer son texte. Inutile de s'entêter plusieurs semaines comme pour la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité et les mesures d'état d'urgence. (…) Avec l'ensemble des organisations syndicales à l'initiative de ce 31 mars, nous allons proposer de poursuivre et amplifier l'action, les grèves, les manifestations, notamment le 5 avril en direction des parlementaires, le samedi 9 avril et après, jusqu'au retrait de ce projet de loi et pour l'obtention de nouveaux droits sociaux. »