
« Saluez, riches heureux, Ces pauvres en haillons, Saluez, ce sont eux, Qui gagnent vos millions », chantent les Penn Sardin en novembre 1924. Salutaire rappel de l'origine des fortunes des puissants d'aujourd'hui, des conquêtes ouvrières et des lutte des femmes. Les ouvrières bretonnes des usines de conserverie de sardines de Douarnenez se mettent en grève, lasses d’être payées si peu pour un travail si ingrat. Elles demandent le paiement des heures supplémentaires et un meilleur salaire. La ville et ses 21 conserveries, où sont employées en majorité des femmes, vit au rythme de la pêche. Dès l’âge de 12 ans, celles-ci travaillent de jour comme de nuit, parfois jusqu’à 72 heures d’affilée, les ouvrières devant accourir à l’usine dès l’arrivée du poisson. Mais le patronat refuse de céder. Les 2 000 sardinières arrêtent le travail et défilent. Leur révolte durera 50 jours. Le 8 janvier elles obtiendront enfin satisfaction. Les sardinières travaillant au chargement d'un bateau

Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
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