29 juillet 2026 | Mise à jour le 29 juillet 2026
Le spécialiste des vêtements pour enfants tourne la page du redressement judiciaire. Si le tribunal a validé son plan de continuation, le retour à l’équilibre passe par une profonde restructuration, avec 244 emplois supprimés et des dizaines de magasins appelés à fermer.
Le spécialiste des vêtements pour enfants Okaïdi a annoncé, mardi 28 juillet, la fin de sa procédure de redressement judiciaire, après la validation par le tribunal de commerce d’un plan de continuation.
Un plan qui ne sera pas sans conséquences pour les salariés. Il prévoit la suppression de 244 postes sur les 2 000 que compte l’enseigne en France, ainsi que la fermeture de 57 magasins. À l’étranger, Okaïdi avait déjà réduit la voilure ces derniers mois, en fermant l’ensemble de ses 25 boutiques en Pologne, 17 magasins en Allemagne et deux au Portugal.
Le groupe nordiste IDKIDS avait été placé en redressement judiciaire en février pour la plupart de ses enseignes françaises. La procédure engagée devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concernait Obaïbi (vêtements pour les 0-3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d’éveil) ainsi que la plateforme logistique IDLOG, soit un total de 2 000 salariés en France.
Un secteur en crise
Les acteurs du prêt-à-porter ne semble pas voir le bout du tunnel de la crise que traverse leur secteur. Ces dernières années ont été marquée notamment par les difficultés ou les disparitions de Camaïeu, Gap ou André, Jennyfer.
Si l’enseigne survit donc à la procédure de redressement judiciaire, Okaïdi reste toutefois confronté aux mêmes vents contraires que l’ensemble du secteur : l’essor du commerce en ligne, les séquelles de la crise sanitaire, l’inflation qui pèse sur la consommation et la montée en puissance du marché de la seconde main.
Comme d’autres acteurs du secteur, Okaïdi fait le choix de réduire son périmètre pour tenter d’assurer sa pérennité. Une stratégie déjà adoptée par Naf Naf, confronté à un troisième redressement judiciaire et un quatrième plan de sauvegarde de l'emploi en cinq ans.